Être Bâtonnière en temps de pandémie nécessite de s’adapter et d’innover. Le 6 mai dernier, j’ai animé pour la seconde fois en mode virtuel, l’Assemblée générale annuelle du Barreau de Québec. Nous y avons présenté les réalisations de votre Conseil pour l’exercice se terminant le 31 mars dernier, incluant d’excellents résultats financiers dégageant un surplus, qui sera affecté à bon escient dans les prochaines années.

Surtout, et poursuivant la tradition des assemblées en « présentiel », les présidents de comités y ont présenté le bilan de leurs activités respectives par des capsules vidéo, résumant l’incroyable travail effectué pendant les derniers mois. Je vous invite à visionner leur capsule en cliquant sur les titres des comités dans le Rapport annuel 2020-2021.

D’ailleurs, je vous invite à lire le rapport annuel disponible dans la présente infolettre. Illustré en page frontispice par les photos du Concours de photographie COVID-19, je suis fière du travail effectué par les membres des comités et l’équipe de la permanence du Barreau de Québec.

Présentation des membres du Conseil

C’est avec beaucoup de fierté que je vous présente ici les membres de votre conseil :

  • Me Elif Oral, première conseillère
  • Me Stéphane Lavoie, trésorier
  • Me Jean-Vincent Lacroix, secrétaire
  • Me Antoine Sarrazin Bourgoin, conseiller élu parmi les membres du Conseil du Jeune Barreau de Québec
  • Me Chloé Fauchon, conseillère élue parmi les membres du Conseil du Jeune Barreau de Québec
  • Me Jany St-Cyr, conseillère élue parmi les avocats de l’administration publique et parapublique
  • Me Anne-Marie Laflamme, conseillère élue parmi les membres du corps professoral de la Faculté de Droit de l’Université Laval
  • Me Samuel Massicotte, conseiller élu parmi les avocats de la pratique privée
  • Me Frédéric Lavigne, conseiller élu parmi les avocats œuvrant en entreprise
  • Me Danny Galarneau, conseiller élu parmi les membres de la section
  • Me Nicolas Moisan, conseiller élu parmi les membres de la section
  • Me Maryse Carré, bâtonnière sortante

Priorités du prochain exercice

Sous le signe de la solidarité, je vous présente les quatre (4) priorités que je compte travailler avec tous les administrateurs et la permanence du Barreau de Québec.

1. Contrer la violence conjugale et sexuelle, incluant toute forme de harcèlement

La double mission du Barreau de Québec, soit la protection du public et le soutien de ses membres, commande de placer aujourd’hui la violence conjugale et sexuelle au centre de nos actions. Depuis quelques mois, j’ai discuté avec d’autres membres de la section et des membres des comités du Barreau de Québec de cette question ; nos membres veulent s’impliquer et notre mission nous permettra d’être des acteurs de changements. Il faut démontrer notre solidarité à contribuer à la mise en œuvre des 190 recommandations du rapport Corte-Desrosiers de décembre 2020, ainsi que des autres rapports en cette matière.

La Justice étant au centre des solutions, celles-ci ne sont pas seulement politiques, ou entre les mains des organismes d’aide aux victimes ou aux agresseurs. Les avocats sont bien placés pour participer à leur mise en œuvre.

La violence faite aux femmes n’est pas seulement l’affaire des femmes, mais l’affaire de tous. La violence n’est pas seulement dans les foyers et dans les rues, mais sur les réseaux sociaux, et la justice doit aussi s’y intéresser. L’accès à la justice, c’est aussi répondre à l’écart existant entre les besoins des victimes et les statistiques en matière de violence et de harcèlement.

La Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse sous la présidence de madame Régine Laurent (pour lire le rapport, cliquez ici) fera évidemment partie des prémisses de cette priorité.

2.    Innovation et technologie 

Vous le savez, le ministère de la Justice travaille à la mise sur pied du programme de modernisation de la justice, LEXIUS, vers une justice sans papier au printemps 2023. C’est demain.

Le Barreau de Québec a exercé un leadership soutenu pour que l’architecture du programme satisfasse les besoins des avocats et des justiciables, conjointement avec le Barreau du Québec et le Barreau de Montréal. Grâce, entre autres, aux compétences de notre première conseillère Me Elif Oral, les travaux se poursuivent à grande vitesse ; bientôt, un plus grand nombre d’avocats seront impliqués et nous vous tiendrons informés au fur et à mesure des avancées.

Depuis un an, les avocats ont démontré leur capacité à intégrer la technologie. Du moins en partie, on peut anticiper que les audiences Teams vont demeurer présentes quand ce sera utile pour les avocats et les justiciables, permettant ainsi de gagner temps et efficacité, dans l’optique d’une économie de ressources juridiques, qui pourront être investies à meilleur escient.

Cependant, il existe actuellement une certaine incertitude, liée à une impression d’imprévisibilité, qui découle à la fois du climat actuel de pandémie et de notre usage de la technologie, en raison notamment de notre difficulté à prévoir le déroulement de l’audience en mode virtuel. Il faut donc travailler à réduire cette imprévisibilité, afin d’identifier le juste équilibre des conditions d’exercice de la technologie, pour conserver les bienfaits d’une justice humaine et les avantages de la technologie.

De façon solidaire, il faudra poursuivre la formation de tous les avocats (dont la popularité n’a jamais été aussi grande depuis la dernière année, car gratuite et en format midi par Teams), notamment pour vous informer des différentes étapes de LEXIUS. A ce titre, je remercie la magistrature, pour la collaboration étroite que nous avons pu établir dans le district de Québec pour offrir des activités de justice de qualité et de fréquentes formations.

3. Diversité et inclusion dans la profession

Ici encore, pour démontrer notre solidarité envers nos membres issus de la diversité ethnoculturelle, l’inclusion sera une priorité. Un nouveau groupe de réflexion vient d’être formé afin d’apporter les changements qui s’imposent en matière de diversité, dans un climat de respect et d’ouverture. 

La formation et les échanges permettront de réduire les biais inconscients et la discrimination dont sont parfois victimes certains de nos membres. Toujours dans sa double mission, le Barreau de Québec entend avancer les pistes de solutions afin de permettre d’illustrer la diversité de son membership.  Encore ici, les préoccupations de l’un sont les préoccupations de tous. La formation sera, fort probablement, l’une des clés de voûte. Je vous invite à nouveau à consulter le Proforma d’avril dernier sur le sujet.

4.  Tisser des liens forts avec la société civile

La dernière priorité sera de renforcer les liens du Barreau avec la société civile de l’ensemble du territoire de notre section, qui regroupe les régions de Québec, Lévis, Montmagny et la Beauce. Je souhaite nous rapprocher, entre autres, des villes et municipalités de notre territoire, des organismes communautaires, des chambres de commerce, des sociétés d’économie sociales, etc.

Puisque la justice est l’affaire de tous et parce qu’elle se décline sous tellement de formes différentes, les avocats pratiquent aujourd’hui leur profession de plus en plus de façon transversale ou pluriprofessionnelle. Citons quelques exemples :

  • Les liens entre la psychologie et le droit,
  • L’importance des traducteurs pour les réfugiés devant les tribunaux
  • En matière de médiation et de PRD, la collaboration avec d’autres professionnels (comptables, travailleurs, sociaux, etc.)
  • Les liens avec les organismes sociaux et communautaires

L’objectif est de démontrer l’image actuelle de l’avocat, spécialiste des solutions modernes et innovantes dans un système de justice accessible et inclusif.

Bref, beaucoup de boulot !

Voici donc les quatre (4) priorités qui nous occuperont pour les prochains douze (12) mois. Fort de l’implication de ses comités et des 200 avocats qui les composent, le Barreau de Québec entend continuer d’innover et de maintenir actives les valeurs qui le guident : intégrité, engagement et solidarité.

Continuant les appels téléphoniques auprès des membres, je vous invite à me téléphoner ou à m’écrire :

Me Caroline Gagnon

418-681-0037

cgagnon@ggbm.ca