Non, il ne s’agit pas d’une erreur d’impression. Ce titre est volontaire puisqu’il exprime cette idée qui nous tourne dans la tête à l’occasion : « revenir en arrière, avant mars 2020, vivre et pratiquer le droit comme avant la pandémie ! ». J’avoue que l’idée est parfois tentante, particulièrement lors de ces moments de découragement qui surviennent parfois face à tous les défis qui se dressent devant nous.

Et puis non ! Il ne faut pas, bien au contraire !

Nous devons profiter de la situation pour améliorer et moderniser notre système de justice. Le mettre au niveau de ce siècle et de l’ère de la technologie et de la dématérialisation tout en lui conservant son côté humaniste qui fait sa force. Nous devons être les acteurs du changement pour nous assurer qu’il s’effectue de façon à faciliter la pratique du droit et l’accès à la justice au bénéfice des justiciables. Nous devons veiller à ce que soit allégée la pratique, non à l’alourdir de nouvelles règles, exigences, délais et procédures couteuses.

Ce rôle de l’institution qu’est le Barreau de Québec, nous l’exerçons sans relâche, et ce, bien avant l’état d’urgence sanitaire qui nous a frappés tous. L’une des priorités du Conseil depuis 2019 est justement le virage de la justice avec les nouvelles technologies. J’avoue candidement que ce qui était un mandat sur un horizon de 2 à 5 ans s’est transposé sur un horizon beaucoup plus court. Depuis la pandémie, nos comités de liaison et moi-même avons été en constante relation avec les tribunaux. L’objectif est clair, trouver et appliquer de concert des solutions novatrices afin que notre système de justice fonctionne selon les nouveaux paramètres qui s’imposent à tous. Le travail est commencé, la réceptivité des tribunaux est très bonne et nous jouons notre rôle de partenaire de la justice de façon proactive comme l’on est en droit de s’attendre d’une institution comme la nôtre.

Rome ne s’est pas bâtie en un jour, certes, mais chaque pierre posée sur l’édifice est un pas dans la bonne direction. Il importe de ne pas se borner à répéter par la technique ce que l’on fait depuis des décennies. Nous devons nous en servir pour être plus efficients. Par ailleurs, le télétravail s’est imposé et son efficacité est démontrée. Des changements dans la gestion des ressources matérielles et humaines s’imposent désormais.

Au-delà de la numérisation de la justice, de l’information, de la formation et du changement de nos mentalités et habitudes bien ancrées, nous veillons au maintien des droits des justiciables et aux intérêts de nos membres. Des formations en ce sens seront offertes à tous. La programmation de nos formations de cet automne saura vous plaire, j’en suis convaincu.

Je profite de cette tribune pour remercier chaleureusement tous les membres de nos comités ainsi que ceux du Conseil qui travaillent sans relâche et bénévolement dans le but d’améliorer la pratique du droit. Votre implication est précieuse et elle est très appréciée. Merci à vous !

Une nouvelle année pleine de défis se dresse devant nous, mais je sais qu’ensemble, en travaillant en équipe, nous saurons les relever.

Si vous avez quelques commentaires ou suggestions, n’hésitez pas à communiquer avec moi.

Votre bâtonnier,

Me Louis Riverin