Merci à vous tous pour votre participation, la bonne humeur et les sourires étaient au rendez-vous. Nos membres et nos médaillés ont été séduits par le pavillon Pierre Lassonde. Les familles et les invités internationaux ont été impressionnés par notre façon de faire, soit une cérémonie officielle, mais empreinte de simplicité. Quant aux chefs autochtones, ils ont été particulièrement touchés par la place privilégiée qui leur a été accordée. J’appréhendais un peu ce moment dans le sens où l’on souhaite que tout se déroule pour le mieux, alors voilà c’est fait !

Le temps est maintenant au travail, déjà bien débuté, et je continuerai à privilégier les actions plutôt que les constats.

Comme vous le savez, j’ai pris l’engagement de sensibiliser nos membres sur les réalités entourant les communautés autochtones et d’appuyer celles-ci dans les démarches visant à favoriser l’accessibilité à la justice.

Nos missions dans le Nord chez les Inuits, les Naskapis et les Innus ainsi que notre appui à la Commission d’enquête sur les femmes autochtones tuées ou disparues en témoignent. Le 14 septembre dernier à Kuujjuaq, le Barreau du Québec a présenté son rapport à l’Administration régionale Kativik, aux 14 communautés inuites et à la communauté naskapie. Nous avons reçu un bel accueil, mais les problèmes d’informations juridiques persistent.

Permettez-moi de vous rappeler qu’il existe 11 Nations au Québec, soit environ 95 000 personnes et 55 communautés. Depuis plusieurs décennies, les autochtones de partout dans le monde tentent de faire reconnaître leurs droits et revendiquent leurs terres. Au Québec, comme au Canada, les revendications territoriales sont toujours d’actualité.

Dans les années 40, Jules Sioui, un Huron-Wendat s’activait à fonder la Nation Indienne de l’Amérique du Nord, aujourd’hui considérée comme l’ancêtre de l’actuelle Assemblée des Premières Nations, il fut emprisonné pour ses diverses revendications. On dit même qu’il épatait les juges par ses talents d’orateur.

Depuis ces années, les nations autochtones dont celles du Québec ont réussi à faire plusieurs avancements comme la Convention de la Baie- James et du Nord québécois, de même que la Paix des Braves. On constate que de plus en plus d’autochtones occupent des postes clés dans notre société, comme ministres, sénateurs ou députés. Les nombreuses recommandations découlant des rapports et études nous ont permis de connaître les problématiques vécues dans les communautés autochtones. Je suis fière de notre système de justice qui encourage de plus en plus ses représentants à suivre cette voie !

Nos autres priorités sont tout aussi importantes, comme celle qui concerne la place et le rôle du Barreau de Québec auprès de ses 4 000 membres; la profession change et le client également. Nous avons amorcé une réflexion stratégique et engagé les services d’une agence pour nous accompagner dans cet exercice.

Tel que je le disais dans le dernier Proforma, il est temps de revoir nos actions, de se mettre à jour et de redessiner la permanence en fonction de nos priorités, le tout en respect de notre mission première : la protection du public.

Finalement, les jeunes me tiennent à coeur puisqu’il m’apparaît important de les soutenir et les encourager dans leur profession. En effet, l’entrepreneuriat est une autre de mes priorités. Nous souhaitons encourager le début d’une pratique solo pour nos jeunes et faciliter le démarrage de leur cabinet. En collaboration avec le Jeune Barreau, nous souhaitons bâtir un outil concret et efficace, nous inspirant des meilleures pratiques en affaires.

Espérant que vous avez pu profiter, vous aussi, d’une superbe rentrée judiciaire, je vous souhaite un bel automne !

Johanne Mc Neil

        
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