Comme vous le savez, les enjeux autochtones me tiennent à cœur. Femmes autochtones, conférences aux étudiants en droit, formation aux syndics sont des exemples d’activités entreprises que dans les dernières semaines. Au-delà de redonner à mon ordre professionnel et me lancer un nouveau défi, je souhaitais utiliser cette année de bâtonnat pour porter mon message. Coïncidence, ces derniers mois, la question autochtone a été au cœur des actions gouvernementales fédérales, des discussions provinciales touchant la justice et autres mécanismes de dénonciation. Parce que je travaille au cœur de la question autochtone depuis plus de vingt ans et que cela me passionne, vous m’entendez en parler à tout moment, sur tous les forums et à toute occasion.

Or, je représente plus de 4 000 membres et j’en tiens compte quotidiennement. Je sais que certaines problématiques sont pour vous tout aussi, sinon plus importantes que cet enjeu. L’entrée en vigueur du NCPC, la tarification judiciaire, la tarification de l’aide juridique, les problèmes sous-jacents de la crise économique, le bouleversement dans la façon traditionnelle de pratiquer le droit et de faire des affaires, le faible emploi chez les jeunes n’en sont que quelques-uns.

Je suis soucieuse de l’ensemble de ces dossiers et nous avons la chance d’avoir à Québec un Conseil et une direction générale très actifs et impliqués dans les dossiers. Ce dynamisme est nourri de l’incroyable travail et initiatives de nos comités, dont les actions sont méconnues mais ô combien efficaces !

Les comités de liaison avec les différents tribunaux, la Cour d’appel, la Cour supérieure et la Cour du Québec, travaillent ponctuellement à échanger au niveau du NCPC, de même qu’à adresser les problématiques vécues au fur et à mesure afin de trouver tout aussi rapidement des solutions. Je peux vous assurer, pour l’avoir constaté personnellement, que vos confrères et consœurs de la pratique privée posent des questions ou communiquent des difficultés pratiques aux représentants de la magistrature et ce, tous tribunaux confondus. Sous réserve de l’indépendance et la discrétion judiciaires, et si une solution est envisageable, celle-ci est rapidement identifiée et mise en pratique. Bien sûr que dans notre section, nous vivons plusieurs problématiques mais je crois qu’ici, nous avons la chance de pouvoir les solutionner rapidement parce que la communication est facile par la collaboration de tous.

Il est entendu que certains enjeux touchant la réforme de la procédure civile sont au-delà des comités de liaison et doivent être communiqués à la ministre de la Justice dans les meilleurs délais. Nous joindrons notre voix au Barreau du Québec quand viendra le temps de proposer plusieurs modifications au NCPC qui, sur le terrain, loin de rendre plus facile l’accès à la justice, le complique et ce, au détriment du justiciable.

Plusieurs autres comités sont actuellement à l’œuvre et mènent de front plusieurs travaux qui vous touchent de près ou de loin. Pour en nommer quelques-uns, le Comité sur la justice administrative étudiera les nouvelles règles de procédure projetées par le TAT et anticipe déjà les changements à venir à la Commission d’accès à l’information. Le Comité sur l’exercice illégal veille rigoureusement à la protection des champs de pratique et surtout éviter que nos concitoyens et concitoyennes ne se fassent abuser par des « non-avocats ». Le Comité sur les services à la population bouillonne de nouvelles idées afin de bâtir des nouvelles conférences sur des sujets d’actualité.

Il s’agit là de certains dossiers qui animent nos comités et le travail qui est à faire pour chaque comité poursuit sa lancée. Au début de l’année, je me suis posé la question à savoir si nous avions trop de comités. En cette période de mi-temps et après y avoir assisté, je suis convaincue que les travaux de ces derniers par le bénévolat de ses présidentes et présidents de même que de ses membres sont le moteur principal des réussites de notre section!

Juristes de l’État

Au moment d’écrire ces lignes, le conflit de travail qui oppose les juristes de l’État au Gouvernement n’est pas encore résolu. Le Barreau de Québec est la section qui regroupe le plus de membres faisant partie de cette association, ce pourquoi nous avons adressé une demande aux deux parties (www.barreaudequebec.ca). Nous sommes à même de mesurer l’expertise de ces membres, leur implication dans les comités, dans la formation et leur sens du devoir. Or, comme leur travail se fait souvent dans l’ombre, il est difficile pour les citoyens de mesurer l’importance de leur contribution. Nul doute que les différents intervenants du milieu gouvernemental en saisissent l’importance. Nous espérons que les parties parviendront à régler au mieux ce conflit de travail qui persiste.

En terminant, je vous remercie pour votre soutien jusqu’à ce jour et je vous souhaite une très agréable période des fêtes et une bonne année 2017 !

 

        
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