Bonne Rentrée !

 

Les activités entourant la Rentrée 2017 lançaient la nouvelle année judiciaire. Permettez-moi d’abord de remercier toutes les personnes qui ont contribué au succès de notre événement, soit nos membres, locuteurs, bénévoles, partenaires et invités.

À l’occasion de mon allocution de bâtonnière, j’ai tenu à souligner l’importance des avocates et avocats de la section, ainsi que leur travail. Sans eux, le Barreau de Québec ne serait tout simplement pas ce qu’il est. Merci de votre professionnalisme et votre dévouement.

Le Barreau de Québec, c’est plus de cent cinquante avocates et avocats bénévoles qui travaillent au sein de vingt comités – soigneusement formés de membres provenant de tous milieux. À cela s’ajoute l’implication des membres du Conseil qui siègent au sein des comités, afin d’assurer efficience et cohésion.

Il faut également compter une quarantaine d’avocats et juges de toutes juridictions qui prêtent main-forte à l’occasion des très populaires Journées dans la vie d’un professionnel du droit, activité destinée à accueillir des jeunes du secondaire.

Ajoutez à cela près de cinquante confrères, consœurs et juges qui offrent, bénévolement, en moyenne de 45 à 55 heures de formations par année, au bénéfice de plus de 1200 participants.

Les changements reliés à la nouvelle gouvernance de l’Ordre ont eu cet effet bénéfique de libérer le bâtonnier de devoir se déplacer à Montréal une à deux journées par mois. Ce temps, nous le réinvestissons en participant plus activement aux activités locales. Cela permet au bâtonnier de rencontrer les membres et être mis au fait de difficultés concrètes vécues sur le terrain.

Dès le début de mon mandat, j’ai été stupéfaite et très fière de constater la saine confrérie, le dévouement et l’enthousiasme qui animent les travaux des divers comités. Ce fait est méconnu, et nous travaillerons à améliorer la situation.

Je vous invite à consulter notre rapport annuel pour connaître nos comités, les bénévoles,  ainsi que pour en savoir davantage sur les travaux de votre Barreau.

Au-delà des comités et activités grand public, les avocates et avocats de la section offrent aux citoyens de la grande région de Québec, Beauce et Montmagny, des consultations sans frais d’une demi-heure.

Dans la dernière année, ce sont 4 066 références qui ont été effectuées. En présumant un honoraire moyen et prudent de 200 $ pour 2 033 heures – c’est une valeur de 406 600 $ en honoraires qui est redistribuée dans notre communauté.

Je prends donc ici le temps de remercier nos avocates et avocats qui offrent généreusement de leur temps. Vous êtes un exemple d’altruisme et d’engagement social, et vous contribuez directement à améliorer l’accès à la justice.

Il reste cependant du travail à faire à ce sujet. Dans cette optique, j’invite les représentants du ministère de la Justice, du Centre communautaire juridique et du Barreau à entamer, de façon urgente, un travail de fond sur la révision de la Loi sur l’aide juridique et la tarification y étant rattachée. À titre de bâtonnière, il s’agit d’un sujet sur lequel je suis interpelée très souvent, et à tous les niveaux.

Mon message se veut bienveillant, et je le porte tant pour nos membres œuvrant au sein du réseau, que pour ceux de la pratique privée qui apportent une contribution indispensable. La réforme de la procédure civile a forcé un changement de culture drastique. Chacun tend à modifier ses façons de faire. Il faudrait, pour être à niveau, que la Loi sur l’aide juridique et la tarification soient revisitées et repensées, en fonction de cette nouvelle philosophie.

Malgré la hausse des seuils, la population ne semble pas mieux servie. Les permanents ne peuvent fournir à la demande, et les avocats et avocates du privé se désengagent. Les tarifs doivent être revus, pour pallier ces enjeux. Au-delà des tarifs, nous devons actualiser la Loi sur l’aide juridique en fonction notamment des nouvelles technologies, afin d’alléger un trop lourd formalisme, qui désavantage une clientèle démunie et fragilise la représentation par avocat.

L’Association du Jeune Barreau de Montréal a publié un rapport réaliste et complet sur la situation. Je crois que cet outil est un bon point de départ pour lancer les discussions. Il est temps que les avocats soient vus comme des agents de solution, et que leur travail soit perçu positivement, au même titre que les professionnels du domaine de la santé ou de l’éducation.

Nous pourrions faire plus pour l’accès à la justice. Il suffit de nous donner les moyens. Nous sommes persuadés que des solutions sont à portée de main. Il faut toutefois s’attaquer à la situation et, à cet égard, le Barreau de Québec vous offre tout son soutien.

Sur ces derniers mots, sachez que votre implication est toujours la bienvenue, de même que vos idées. J’espère que vous passerez une belle Rentrée judiciaire 2017, et que vous êtes prêts à démarrer cette nouvelle année en force !