Galerie des bâtonniers et bâtonnières

Nous vous présentons ici les femmes et les hommes qui ont su façonner à leur manière le Barreau de Québec. Depuis 150 ans, ces bâtonniers et bâtonnières ont, en défendant l’indépendance de cette institution, contribué à améliorer la justice, base de notre démocratie. Quelle que soit leur époque, ils ont cherché à s’impliquer dans leur milieu et certains sont même devenus par la suite des acteurs importants de notre société.

1849 -1859

1849 – George Vanfelson

Antoine Vanfelson, père de George Vanfelson, était originaire d’Allemagne et s’était établi au Canada peu après la Conquête. Il avait épousé une Canadienne française, Marie-Josephte Meunier. George Vanfelson, né à Québec le 23 avril 1784, fut admis au barreau le 25 avril 1805. Il fut membre de la Chambre d’Assemblée de 1815 à 1820. Le 28 janvier 1819, il devenait avocat-général du Bas-Canada. Après avoir été défait en 1827 et encore en 1829, M. Vanfelson fut élu député de Québec (basse-ville) en 1832. D’abord partisan de Papineau, il abandonna son mandat de député en 1837 pour ne pas encourager la révolte armée. Inspecteur de la police à Montréal de 1843 à 1849, M. Vanfelson fut nommé juge de la Cour supérieure, avec résidence à Montréal, le 24 décembre 1849. Le juge Vanfelson décéda à Montréal le 16 février 1856.

1850 – Charles Panet

Treizième enfant de l’honorable Jean-Antoine Panet et était né à Québec le 6 octobre 1797. Il fut admis à la pratique du droit le 7 mai 1822. De 1831 à 1839, il fut coroner du district de Québec conjointement avec son frère Bernard-Antoine Panet. Il se remit ensuite à la pratique de sa profession et se fit en peu de temps une nombreuse clientèle. Bâtonnier du Barreau de Québec le 1er mai 1850, il fut nommé conseiller de la reine le 26 février 1855. Aux élections générales de 1858, M. Panet fut élu député du comté de Portneuf. Il siégea à la Chambre de l’Assemblée jusqu’à 1861. L’année suivante, M. Panet était nommé conservateur des Archives Judiciaires de Québec. Il est décédé à Québec le 15 octobre 1877.

 

1850 – Henry Black

Né à Québec le 18 janvier 1799, du mariage de James Black et de Margaret Moreton. Il fut admis au barreau le 20 mars 1820. Le 28 septembre 1836, M. Black était choisi par le gouvernement impérial comme juge de la Cour de Vice-Amirauté de Québec. Il remplaçait le juge Kerr, destitué. Le juge Black devait présider ce tribunal pendant près d’un demi-siècle. Le 18 avril 1840, le gouverneur Poulett Thompson nommait M. Black membre du Conseil Spécial. Il n’y siégea pas longtemps puisque l’existence de ce corps prit fin le 10 février 1841 par l’union des deux Canadas. Le 29 mars 1841, M. Black était élu député à la Chambre d’Assemblée par la ville de Québec. On sait que sous l’Union la cité de Québec n’était représentée à la Chambre que par deux députés. M. David Burnett fut élu en même temps que M. Black

1851-1852 – George O’Kill Stuart

Né à Toronto le 12 octobre 1807, il était le fils du révérend George O’Kill Stuart et de Lucy Brooks. Il fut admis au barreau le 25 mai 1830. Il entra en société avec son oncle, sir James Stuart, qui avait une des études les plus populaires de Québec. Élu maire de Québec en 1846, M. Stuart fut réélu à ce poste de confiance, chaque année, jusqu’à 1850. L’année suivante, en 1851, il fut élu député de la cité de Qué bec à la Chambre d’Assemblée. Défait dans la même division en 1854, il fut réélu en 1857. A la fin de la même année, M. Stuart abandonna la politique pour se livrer exclusi vement à la pratique de sa profession. Le 27 octobre 1873, M. Stuart acceptait la charge de juge de la cour de Vice- Amirauté à Québec. Le juge Stuart décéda à Québec le 5 mars 1884. Il avait publié, en 1834, un recueil de décisions des tribunaux canadiens. En 1858 et en 1873, il avait également publié des recueils de décisions rendues par la cour de Vice-Amirauté de Québec.

1853 – Siméon Lelièvre

Né à Québec le 21 février 1805 du mariage de Roger Lelièvre, notaire, et de Marthe-Thérèse Ecuyer. Il fut admis au barreau le 5 décembre 1831, et exerça sa profession à Québec. M. Lelièvre, qui fut en société avec M. F.-R Angers, fut un des avocats les plus occupés de Québec jusqu’à sa mort, arrivée à Québec le 26 septembre 1866, à l’âge de 61 ans. « M. Lelièvre était peut-être un des Canadiens d’origine française qui aient parlé la langue anglaise avec le plus d’élégance et de pureté, ce qui n’empêchait point qu’il ne parlât aussi très correctement sa langue maternelle. Il a successivement rempli les charges de traducteur dans les cours criminelles, de rapporteur des décisions judiciaires, de commissaire pour l’abolition de la tenure seigneuriale. En dehors de sa profession, M. Lelièvre s’était mêlé à plusieurs entreprises utiles pour lui-même et ses concitoyens, et l’étendue de ses relations personnelles a fait sentir plus vivement sa perte dans tous les rangs de la société » (Journal de l’Instruction Publique).

1854 – Francis Ward Primrose

Fils cadet du comte de Rosebery, Francis Ward Primrose n’avait à attendre aucun héritage de sa famille. C’est ce qui l’engagea à venir s’établir au Canada. L’honorable M. Primrose se fit admettre au barreau de Québec. Sa commission est en date du 23 novembre 1822. Il fut le cinquième bâtonnier du barreau de Québec (ler mai 1854). L’honorable M. Primrose décéda à Québec le 26 mai 1860, à l’âge de 75 ans. Le 26 mai 1860, le barreau de Québec adoptait la résolution suivante : « Que les membres de ce barreau ainsi que tous ceux qui ont connu le défunt, ont admiré sa perspicacité, la solidité de son jugement, la profondeur et l’étendue de ses connaissances légales, jointes à une mémoire heureuse. L’assiduité, le zèle, la diligence et l’habilité qu’il a apportés dans l’accomplissement de ses devoirs professionnels lui ont acquis de bonne heure une place distinguée qu’il a su conserver dans la profession jusqu’à la fin de sa carrière. Les égards qu’il a toujours eus pour ses confrères et l’aménité de son caractère lui ont assuré la bienveillance de tous et l’ont mis à l’abri de l’inimitié pendant les trente-huit années qu’a duré sa carrière, durant lesquelles il a été un des membres les plus éminents du barreau du Bas-Canada. » M. Primrose était l’oncle de lord Rosebery qui fut premier ministre d’Angleterre.

1855 – Jean Chabot

Né à Saint-Charles de Bellechasse le 15 octobre 1806, du mariage de Basile Chabot et de Josephte Prévost. Admis au barreau le 27 février 1834, il ne tarda pas à se placer au premier rang des avocats de Québec. Député de Québec de 1843 à 1851, de Bellechasse de 1851 à 1854, puis encore de Québec de 1854 à 1856, M. Chabot fit partie du ministère Lafontaine-Baldwin en qualité de ministre des Travaux publics (1849-1850), puis du ministère Hincks-Morin, avec le même département (1852-1854). Le 26 septembre 1856, M. Chabot était nommé juge de la Cour supérieure, avec résidence à Montréal. Un an plus tard, il revenait à Québec, où il conquit aussitôt l’estime de ses collègues et de tout le barreau. Le juge Chabot décéda à Québec le 31 mai 1860, a l’âge de 53 ans.

1856 – Andrew Stuart

Né à Kingston en 1785, il était le fils du Révérend John Stuart et de Jane O’Kill. Il fut admis au barreau du Bas-Canada le 5 novembre 1807 et s’établit à Québec où ses talents et son habileté lui attirèrent en peu de temps une clientèle très lucrative. M. Stuart fut député à la Chambre d’assemblée de 1814 à 1830, comme député de la basse ville de Québec, puis de 1830 à 1834, comme député de la haute ville de Québec. Il fut nommé solliciteur général en 1838. M. Stuart, d’abord sympathique aux revendications canadiennes-françaises, se tourna ensuite contre Papineau et fut son plus redoutable adversaire à la Chambre d’assemblée. Mais c’est surtout comme avocat que Andrew Stuart se distingua. C’est lui qui défendit le juge Pierre Bédard, en 1810, et il fut mêlé à peu près à toutes les causes importantes qui se plaidèrent à Québec de 1810 à 1840. Andrew Stuart décéda à Québec le 21 février 1840. Il fut le père de sir Andrew Stuart, juge en chef de la province de Québec, et le frère cadet de sir James Stuart, qui fut également juge en chef de la Province.

1857 – Narcisse-Fortunat Belleau

Né à Québec le 20 octobre 1808, du mariage de Gabriel Belleau et de Marie Hamel. Il fut admis au barreau le 26 septembre 1832. Elu membre du conseil de ville de Québec en 1847, il fut maire de la capitale de 1850 à 1853. Appelé au Conseil législatif du Canada en 1852, il en fut orateur ou président à deux reprises, de 1857 à 1858 et de 1858 à 1862. C’est pendant qu’il était président du Ccnseil législatif, lors de la visite du prince de Galles (plus tard Edouard VII) à Québec, que M. Belleau fut créé chevalier. Ministre de l’agriculture dans le ministère Cartier-.Macdonald, de 1862 à 1865, M. Belleau fut chargé, en août 1865, de former un gouvernement avec sir John-A. Macdonald. Il prit le portefeuille de Receveur-général. Ce gouvernement vécut jusqu’à la Confédération. Le ler juillet 1867, sir Narcisse Belleau devenait le premier lieutenant-gouverneur de la province de Québec, sous le régime de la Confédération. Créé K.C.M.G. par la reine Victoria en 1879. Décédé à Québec le 14 septembre 1894 (Cf. Stanislas Drapeau, Biographie de sir N.-F. Belleau, et Henry Fry, Biographical sketch of sir N.-F. Belleau)

1858 – Frederick Americus Andrews

Admis au barreau le 4 mai 1825, M. Andrews exerça sa profession dans la vieille capitale pendant soixante ans. Il n’aspira jamais à monter sur le banc. L’exercice de sa profession suffisait à son ambition. Les seuls honneurs que voulut recevoir M. Andrews furent son élection comme bâtonnier de son ordre à Québec (ler mai 1858) et le titre de conseiller de la Reine (15 août 1863). M. Andrews décéda à Québec le 7 juillet 1885. Malgré ses quatre-vingt-deux ans, il suivait encore exactement son bureau d’avocat. Quatre jours avant sa mort, M. Andrews s’était fait conduire comme d’habitude de sa résidence de la Petite-Nièce à son bureau de la rue Saint-Pierre. Père de l’honorable juge Frederick William Andrews.

1859 – Louis de Gonzague Baillargé

Né à Québec le 18 février 1808 du mariage de Pierre Florent Baillargé, sculpteur, et de Marie-Louise Cureux dit Saint-Germain. Il fut admis au barreau le 12 octobre 1835. M. Baillargé fut nommé avocat de la cité de Québec en 1835 et conserva cette charge jusqu’à sa mort, d’abord avec M. René-Edouard Caron puis avec sir C.-A.-P. Pelletier. A plusieurs reprises, on offrit à M. Baillargé de monter sur le banc mais il préféra toujours exercer sa profession d’avocat. Il fut un des fondateurs de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, de l’Institut Canadien et du Courrier du Canada. Non marié, riche, il donna beaucoup aux oeuvres religieuses et nationales. D’un seul coup, il donna $10,000 pour la fondation d’une chaire d’éloquence sacrée à l’université Laval. C’est lui qui paya presque entièrement l’église et le presbytère de Manrèse, chemin Sainte-Foy. M. Baillargé décéda à Québec le 20 mars 1896, Léon XIII l’avait nommé commandeur de Saint-Grégoire le Grand en 1887, et créé comte romain en 1893.

1860 - 1869

1860 – Dunbar Ross

Né à Clounakilty, en Irlande, vers 1800. Il émigra jeune au Canada et fut admis au barreau le 2 février 1834. Le 1er mai 1850, M. Ross était élu député de Mégantic. Il représenta ce comté de 1850 à 1851, puis le comté de Beauce (formé en 1853 d’une partie de Dorchester et de Mégantic) de 1854 à 1861. M. Ross fut solliciteur-général du Bas-Canada dans les ministères Hincks-Morin (31 août 1853 au 10 septembre 1854), MacNab-Morin (11 septembre 1854 au 26 janvier 1855), et MacNab-Taché (du 27 janvier 1855 au 23 mai 1856), et Taché-Macdonald (24 mai 1856 au 25 novembre 1857). Décédé à Québec le 16 mai 1865. Nous avons de M. Ross (sous le pseudonyme Zeno) The « Crise » Metca1fe, and the Lafontaine-Baldwin Cabinet defended (1844), et The seat of government of Canada, its Legislative Council, and « double majority » question ( 1858).

1861 – Cyrille Delagrave

Né à Sainte-Marie de Monnoir le 25 novembre 1812, du mariage de François Delagrave et de Geneviève Amiot, il fut admis au barreau le 8 août 1838. En 1854, M. Delagrave était choisi comme secrétaire de la commission chargée d’appliquer la loi qui abolissait les droits seigneuriaux dans le Bas-Canada. En 1859, il devenait membre de la même commission et en fit partie jusqu’à la fin de ses travaux. En 1868, M. Delagrave recevait l’offre de remplacer le juge John Gawler Thompson sur le banc de la Cour supérieure pour le district de Gaspé, mais il dût refuser ce poste honorable pour cause de santé. Le 22 octobre 1872, M. Delagrave acceptait la charge de recorder de la cité de Québec, en remplacement de M. Crémazie, décédé. M. Delagrave décéda à Québec le 15 septembre 1877. M. Delagrave s’était toujours intéressé à l’éducation de la jeunesse. Pendant plusieurs années, il avait fait partie du Conseil de l’Instruction Publique. Il avait même été président de ce corps important.

1862 – John Buckworth Parkin

Né à Dewsbury, Yorskshire, en Angleterre, en 1816, M. Parkin passa au Canada en 1818 avec son père, le Révérend Edward Parkin, nommé pasteur de l’église anglicane de Chambly. Admis au barreau le 23 février 1837, M. Parkin s’établit à Québec. Très versé dans les lois civiles et commerciales, c’est cependant devant les assises criminelles qu’il brilla avec le plus d’éclat. Pendant plus de trente ans il fut mêlé aux procès criminels les plus célèbres et les plus retentissants. « Il est incontestable que M. Parkin fut un grand avocat; il était d’une habileté consommée, plein de ressources et de moyens. Ses hautes qualifications furent appréciées par le gouvernement de l’époque qui le nomma trois fois juge suppléant à la Cour Supérieure ». Il décéda à Québec le 18 décembre 1875. La résolution de condoléances adoptée par le barreau de Québec à la mort de M. Parkin disait: « homme à l’esprit éminemment cultivé, toujours courtois, qui est arrivé au sommet de la profession après avoir honorablement conquis ce poste par ses vastes connaissances, l’indépendance de son caractère et par la manière brillante avec laquelle il a toujours rempli ses devoirs comme avocat ».

1863 – François Lemieux

Né à Lévis le 9 février 1811, du mariage de Gabriel Lemieux et de Judith Bonneville. Il fut admis au barreau le 1er avril 1839 et exerça sa profession à Québec. M. Lemieux représenta à la Chambre d’Assemblée le comté de Dorchester de 1847 à 1854 et le comté de Lévis (détaché de celui de Dorchester) de 1854 à 1861. Il fut membre du Conseil exécutif et ministre des travaux publics dans le ministère MacNab-Taché de 1855 à 1856, et encore ministre des travaux publics dans le ministère Taché-Macdonald de 1856 à 1857. Il fut receveur général dans le ministère Brown-Dorion en 1858. Défait dans le comté de Lévis par le docteur J.-G. Blanchet aux élections de 1861, il fut élu, par acclamation, membre du Conseil législatif pour la division de la Durantaye, le 15 septembre 1862. M. Lemieux décéda à Lévis le 16 mai 1864. Il avait eté conseiller du Roi, lieutenant-colonel de milice, directeur de la compagnie du Grand-Tronc et bâtonnier du barreau de Québec de 1863 à 1864.

1864 – Charles Gates Holt

Né à Québec le 4 novembre 1822, du mariage de Charles Adolphus Holt et d’Esther Emeline Hensham. Il fut admis au barreau le 9 juillet 1844. Il exerça sa profession à Québec, en société avec MM. Irvine et Penherton. Conseiller de la Reine en 1863, M. Holt fut élu, le ler mai 1864, bâtonnier du barreau de Québec. Le 3 janvier 1879, M. Holt était nommé juge de la Cour des sessions de la paix pour le district de Québec, en remplacement de M. Doucet décédé. M. Holt décéda à Québec le 4 octobre 1879, quelques mois après sa nomination au banc judiciaire.

1865 – Pierre Légaré

Né à Québec le 29 mars 1818, du mariage d’Ignace Legaré et de Marie Parent. Il fut admis au barreau le 27 septembre 1843. M. Legaré occupa pendant plusieurs années comme substitut du procureur général devant les cours d’assises d’Arthabaska, de Beauce et de Kamouraska. C’est lui qui conduisit le fameux procès Barbina. Il fut bâtonnier du barreau de Québec en 1865 et échevin de la cité de Québec de 1866 à 1868. Mais n’aimant pas à se produire, M. Legaré accepta en 1867, l’office de député-greffier du Conseil législatif et de greffier en chancellerie. La maladie le força à prendre sa retraite en 1882. M. Legaré décéda à Québec le 17 janvier 1885.

1866 – Charles Alleyn

Né à Myrus Wood, comté de Cork, Irlande, le 11 septembre 1817, du mariage de Richard Israël Alleyn, officier de la Marine Royale, et de Margaret O’Donovan. Il étudia d’abord au Fermoy School, puis à Glougowers, dans le comté de Kildare. En 1834, la famille Alleyn venait s’établir au Canada. Le jeune Alleyn fit ses études légales dans la capitale et fut admis au barreau le 29 septembre 1840. Élu maire de Québec le 13 février 1854, M. Alleyn était choisi, le 22 juillet de la même année, comme député de la même ville. Trois années plus tard, en 1857, il entrait dans le ministère Macdonald en qualité de commissaire en chef des Travaux Publics. Le 7 août 1858, il acceptait le portefeuille de secrétaire provincial dans le ministère Cartier-Macdonald. Il le garda jusqu’au 23 mai 1862. Nommé shérif du district de Québec en 1866, M. Alleyn décéda à Québec le 4 avril 1890. Il avait épousé une des filles de M. Aubert de Gaspé, auteur des Anciens Canadiens.

1867 – Télesphore Fournier

Né à Saint-François de Montmagny le 5 août 1823, du mariage de Guillaume Fournier et de Maria-A. Morin. Admis au barreau le 10 septembre 1846, il exerça sa profession successivement avec MM. L.-H. Blais, John Gleason, Matthew Hearn et Alphonse Carbonneau. M. Fournier fut défait six fois avant d’entrer à la Chambre. Le 15 août 1870, il était enfin élu député de Bellechasse aux Communes et, en 1871, les électeurs de Montmagny, en vertu de la loi du double mandat, l’envoyaient siéger à l’Assemblée législative. M. Fournier fut successivement ministre du Revenu, de l’Intérieur, ministre de la justice et ministre des Postes, dans le cabinet McKenzie. Le 8 octobre 1875, M. Fournier était élevé à la Cour suprême du Canada qui venait d’être créée. Il y siégea pendant vingt ans et prit sa retraite le 9 septembre 1895. L’honorable juge Fournier décéda à Ottawa le 10 mai 1896.

1868 – Mathew Aylward Hearn

Né à Québec le 8 mai 1833, du mariage de Patrick Hearn, originaire de Wexford, en Irlande, et de Ann Aylward. Admis au barreau le 8 mai 1855, il exerça sa profession pendant quelques années en société avec l’honorable Télesphore Fournier. M. Hearn fut membre du conseil de ville de Québec pendant douze ans. Il fut aussi bâtonnier du barreau de Québec et bâtonnier de toute la Province. Il fut candidat deux fois dans Québec-Ouest pour les Communes du Canada, la première fois aux élections de 1887 et la seconde aux élections de 1891. M. Hearn décéda à Québec le 18 décembre 1904, à l’âge de 71 ans.

1869 – Jacques Malouin

Né à Québec le 16 février 1826, du mariage de François-Xavier Rinfret dit Malouin et de Marguerite Falardeau. Il fut admis à la pratique du droit le 2 juillet 1847. Élu député de Québec-Centre à la Chambre des Communes le 4 novembre 1877, en remplacement de l’honorable Joseph Cauchon, M. Malouin conserva ce mandat jusqu’aux élections générales de 1882. M. Malouin fut membre du conseil du barreau de Québec pendant près de vingt ans, et il fut élu deux fois bâtonnier du même barreau, en 1869 et en 1877. M. Malouin décéda à Québec le 30 novembre 1901. Père de l’honorable Albert Malouin, ancien juge de la Cour suprême du Canada, et de feu Philippe Malouin, protonotaire du district de Québec.

 

1870 - 1879

1870 – Archibald Campbell

Né à Québec le 8 août 1823, du mariage du lieutenant-colonel J.-R. Campbell et de Mary Saxton. Il fut admis au barreau le 13 mai 1847. M. Campbell, pour des raisons de santé, vécut en Australie de 1852 à 1854. Il exerça ensuite sa profession dans sa ville natale, d’abord avec Frederick Andrews puis avec William Kerr. Le 4 janvier 1873, il était nommé protonotaire du district de Québec, conjointement avec MM. Louis-Joseph-Cyprien Fiset et John Henry Ross Burroughs. Il prit sa retraite le 10 janvier 1898, et décéda à Sillery le 25 avril 1906.

1871 – Jean Langlois

Né à Saint-Laurent de l’île d’Orléans le 16 février 1824, du mariage de Jean Langlois et de Marie Labrecque. Admis à la pratique du droit le 25 mai 1847. Professeur de droit criminel à l’université Laval de 1858 à 1867, M. Langlois fut bâtonnier du barreau de Québec en 1871 et bâtonnier de toute la province en 1875. Il représenta le comté de Montmorency aux Communes du Canada de 1867 à 1878. M. Langlois décéda à Québec le 8 mars 1886. (Cf. Figures d’hier et t d’aujourd’hui à travers Saint-Laurent, 1.O., de Mgr David Gosselin).

1872 – Honorable George Irvine

Né à Québec le 16 novembre 1826, du mariage du lieutenant-colonel John George Irvine et de Ann Bell. Admis à la pratique du droit le 7 janvier 1848, il eut pour associés, successivement, MM. C. G. Hollet, E. H. Pemberton. Député de Mégantic, de 1863 à 1867, à la Chambre d’assemblée, il fut élu, en septembre 1867, député du même comté à la Chambre des Communes et à l’Assemblée législative. M. Irvine fit partie du ministère Chauveau, en qualité de solliciteur général, et du ministère Ouimet, en qualité de procureur général. Le 7 juin 1884, M. Irvine était nommé juge de la Cour de Vice-Amirauté pour le district de Québec. Il décéda à Québec le 24 février 1897. Un « vieil avocat » écrivait de M. Irvine en 1879: « A la tête du barreau de Québec brille M. Irvine, avocat de premier ordre. Sa parole est la lucidité même. Il excelle à exposer une affaire de façon à ce que les juges qui n’écoutent pas – il y en a qui n’écoutent que pour interrompre – eux-mêmes la comprennent. Il débrouille un procès comme une femme, dont il a la main adroite, débrouille un écheveau de laine. Vous n’avez qu’à le regarder faire: ce qui était horriblement mêlé se démêle sous ses doigts et tout doucement se forme une série de nœuds coulants qui se resserrent prestement ensuite et étouffent les arguments de l’adversaire » (L’Opinion Publique, 10 janvier 1879).

1873 – Louis de Gonzague Baillargé

Né à Québec le 18 février 1808, du mariage de Pierre-Florent Baillargé, sculpteur, et de Marie-Louise Cureux Cureux dit Saint-Germain. Il fut admis au barreau le 12 octobre 1835. M. Baillargé fut nommé avocat de la cité de Québec en 1835 et conserva cette charge jusqu’à sa mort, d’abord avec M. René-Edouard Caron puis avec sir C.-A.-P. Pelletier. A plusieurs reprises, on offrit à M. Baillargé de monter sur le banc mais il préféra toujours exercer sa profession d’avocat. Il fut un des fondateurs de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, de l’Institut Canadien et du Courrier du Canada. Non marié, riche, il donna beaucoup aux oeuvres religieuses et nationales. D’un seul coup, il donna $10,000 pour la fon- dation d’une chaire d’éloquence sacrée à l’université Laval. C’est lui qui paya presque entièrement l’église et le presbytère de Manrèse, chemin Sainte-Foy. M. Baillargé décéda à Québec le 20 mars 1896, Léon XIII l’avait nommé comman- deur de Saint-Grégoire le Grand en 1887, et créé comte romain en 1893.

1874 – David Alexander Ross

Né à Québec le 12 mars 1819, du mariage de John Ross, protonotaire de la Cour supérieure pour le district de Québec, et de Margaret Ross. M. Ross fit ses études à l’Académie du docteur Wilkie et au séminaire de Québec. Il fut admis au barreau de la province de Québec le 8 janvier 1848. Choisi comme procureur général du cabinet Joly, M. Ross se fit élire député du comté de Québec le ler mai 1878 et représenta ce comté jusqu’en 1881. Le 2 mars 1887, M. Ross était nommé conseiller législatif de la division du Golfe. M. Ross fit partie du cabinet Mercier comme ministre sans portefeuille de 1887 à 1890. Décédé à Québec le 23 juillet 1897

1875 – Jean Langlois

Né à Saint-Laurent de l’île d’Orléans le 16 février 1824, du mariage de Jean Langlois et de Marie Labrecque. Admis à la pratique du droit le 25 mai 1847. Professeur de droit criminel à l’université Laval de 1858 à 1867, M. Langlois fut bâtonnier du barreau de Québec en 1871 et bâtonnier de toute la province en 1875. Il représenta le comté de Montmorency aux Communes du Canada de 1867 à 1878. M. Langlois décéda à Québec le 8 mars 1886. (Cf. Figures d’hier et d’aujourd’hui à travers Saint-Laurent, 1. 0., de Mgr David Gosselin).

1876 – James Dunbar

Né en Angleterre le 10 avril 1833, M. Dunbar était le fils de Ferguson Dunbar, paie-maître au 74e Régiment et il suivit son père au Canada lorsque son régiment y fut envoyé pour service de garnison. Le jeune Dunbar termina ses études à Québec et y fut admis au barreau le 6 février 1855. Il fut pendant quelques années rédacteur en chef du Morning Chronicle, mais il revint au barreau, profession qu’il mettait au-dessus de tout. Fait conseiller de la Reine en 1873, il fut bâtonnier du barreau de Québec de 1875 à 1876. M. Dunbar fut pendant plusieurs années procureur de la Couronne pour le district de Québec. Il fut aussi régistraire de la Cour de Vice-Amirauté pendant trente-quatre ans. Décédé à Québec le 5 août 1907.

1877 – Jacques Malouin

Né à Québec le 16 février 1826, du mariage de François-Xavier Rinfret dit Malouin et de Marguerite Falardeau. Il fut admis à la pratique du droit le 2 juillet 1847. Élu député de Québec-Centre à la Chambre des Communes le 4 novembre 1877, en remplacement de l’honorable Joseph Cauchon, M. Malouin conserva ce mandat jusqu’aux élections générales de 1882. M. Malouin fut membre du conseil du barreau de Québec pendant près de vingt ans, et il fut élu deux fois bâtonnier du même barreau, en 1869 et en 1877. M. Malouin décéda à Québec le 30 novembre 1901. Père de l’honorable Albert Malouin, ancien juge de la Cour suprême du Canada, et de feu Philippe Malouin, protonotaire du district de Québec.

1878 – Richard Alleyn

Né à Trabolgan, comté de Cork, en Irlande, le 29 avril 1826, du mariage de Richard Israël Alleyn et de Margaret O’Donovan. Il passa au Canada avec sa famille en 1834 et fut admis au barreau le 6 avril 1857. Quelques années plus tard, il était chargé de la chaire de droit criminel à l’université Laval. Il fut aussi pendant plus de douze ans procureur de la Couronne pour le district de Québec. Représentant du quartier Champlain au conseil de ville de Québec, de 1863 à 1865, il fut élu député de Québec-ouest à l’Assemblée législative de Québec le 17 décembre 1877, mais il fut défait à l’élection générale du 22 mars 1878. Le 29 avril 1881, M. Alleyn était élevé au banc de la Cour supérieure pour le district de Rimouski. Le distingué magistrat décéda à Rimouski, deux ans plus tard, le 16 août 1883.

1879-1883 – Joseph-Guillaume Bossé

Né à Québec le 4 août 1843, du mariage de Joseph-Noël Bossé et de Lucy-Ann Hullett. Admis au barreau le 2 janvier 1860, M. Bossé pratiqua sa profession à Québec. Il fut bâtonnier du barreau de Québec de 1879 à 1884 et de toute la province de 1883 à 1884. M. Bossé fut député de Québec-Centre à la Chambre des Communes du Canada de 1882 à 1887. Le 25 septembre 1888, M. Bossé était nommé juge de la Cour du Banc de la Reine. L’honorable juge Bossé décéda à Québec le 7 septembre 1908. Le juge Bossé avait été un des avocats les plus distingués de Québec. En 1879, un avocat de Québec plaçait M. Irvine au premier rang puis tout de suite après lui M. Bossé. « L’adversaire que M. Irvine redoute le plus, sinon à l’audience, du moins dans les travaux de cabinet, est M. Bossé, travailleur infatigable, légiste studieux, dont le jugement droit et ferme démasque et déjoue les artifices des plaideurs avec une grande vigueur d’argumentation et une rare fertilité de ressources » (L’Opinioni Publique, 10 juillet 1879).

 

1880 - 1889

 

1884 – George Irvine Né à Québec le 16 novembre 1826, du mariage du lieutenant-colonel John George Irvine et de Ann Bell. Admis à la pratique du droit le 7 janvier 1848, il eut pour associés, successivement, C. G. Hollet, E. H. Pemberton. Député de Mégantic, de 1863 à 1867, à la Chambre d’assemblée, il fut élu, en septembre 1867, député du même comté à la Chambre des Communes et à l’Assemblée législative. M. Irvine fit partie du ministère Chauveau, en qualité de solliciteur général, et du ministère Ouimet, en qualité de procureur général. Le 7 juin 1884, M. Irvine était nommé juge de la Cour de Vice-Amirauté pour le district de Québec. Il décéda à Québec le 24 février 1897. Un « vieil avocat » écrivait de M. Irvine en 1879: « A la tête du barreau de Québec brille M. Irvine, avocat de premier ordre. Sa parole est la lucidité même. Il excelle à exposer une affaire de façon à ce que les juges qui n’écoutent pas – il y en a qui n’écoutent que pour interrompre – eux-mêmes la comprennent. Il débrouille un procès comme une femme, dont il a la main adroite, débrouille un écheveau de laine. Vous n’avez qu’à le regarder faire: ce qui était horriblement mêlé se démêle sous ses doigts et tout doucement se forme une série de noeuds coulants qui se resserrent prestement ensuite et étouffent les arguments de l’adversaire » (L’Opinion Publique, 10 janvier 1879).

1885-1887-1888 – Francis Langelier

Né à Sainte-Rosalie de Bagot le 24 décembre 1838, du mariage de Louis-Sébastien Langelier et de Julie-EstherCasault. Admis au barreau le 10 octobre 1861, il alla étudier à Paris puis revint à Québec où il fut nommé professeur à l’université Laval. Candidat malheureux dans le comté de Bagot en 1871, il fut élu dans le comté de Montmagny en 1873. Ministre des Terres (1878-1879) et trésorier de la Province (1879-1880) dans le cabinet Joly. Député de Mégantic aux Communes du Canada de 1884 à 1887, puis député de Québec-Centre de 1887 à 1898. M. Langelier fut maire de Québec de 1882 à 1890. C’est sous son administration que l’aqueduc municipal fut renouvelé. En 1898, M. Langelier devenait juge de la Cour supérieure, et, en 1906, juge en chef suppléant de la Province. Le 5 mai 1911, l’honorable M. Langelier était nommé lieutenant-gouverneur de la province de Québec. Il décéda pendant son terme d’office, le 8 février 1915. Le 28 juin 1907, Sa Majesté avait créé l’honorable M. Langelier chevalier commandeur de l’Ordre de Saint-Michel et de Saint-Georges (K. C. M. G.).

1886 – David Ross

Né à Québec le 12 mars 1819, du mariage de John Ross, protonotaire de la Cour Supérieure pour le district de Québec, et de Margaret Ross. M. Ross fit ses études à l’Académie du docteur Wilkie et au séminaire de Québec. Il fut admis au barreau de la province de Québec le 8 janvier 1848. Choisi comme procureur général du cabinet Joly, M. Ross se fit élire député du comté de Québec le ler mai 1878 et représenta ce comté jusqu’en 1881. Le 2 mars 1887, M. Ross était nommé conseiller législatif de la division du Golfe. M. Ross fit partie du cabinet Mercier comme ministre sans portefeuille de 1887 à 1890. Décédé à Québec le 23 juillet 1897.

 

 

1889-1891 – Jean Blanchet

Né à Saint-François de la Beauce, le 10 février 1843, du mariage de Cyprien Blanchet, notaire, et de Joséphine Gosselin. Admis au barreau le 3 octobre 1863, il exerça d’abord sa profession dans la Beauce, en société avec Henri-Elzéar Taschereau, plus tard sir Henri-Elzéar Taschereau. Candidat dans le comté de Beauce aux élections provinciales de 1872, M. Blanchet fut défait par M. Christian-Henry Pozer. Elu par acclamation, député de Beauce à la Législature de Québec le 25 novembre 1881, M. Blanchet représenta ce comté iusqu’en 1891. Il fut secrétaire de la Province dans les ministères Mousseau, Ross et Taillon, de 1882 à 1887. Il fut le chef de la loyale opposition de Sa Majesté de 1890 à 1891. Nommé juge de la Cour du Banc de la Reine le 21 septembre 1891, M. Blanchet décéda à Québec le 11 décembre 1908.

1890 - 1899

1892 – Alphonse Pelletier

Né à la Rivière-Ouelle le 22 janvier 1837, du mariage de Jean-Marie Pelletier et de Julie Painchaud. Il fut inscrit au barreau le 2 janvier 1860. Député de Kamouraska à la Chambre des Communes de 1869 à 1877, il fut aussi député de Québec-Est à l’Assemblée législative de Québec de 1873 à 1874. Le 26 janvier 1877, M. Pelletier entrait dans le ministère MacKenzie en qualité de ministre de l’Agriculture. Il fit en même temps partie du sénat comme représentant de la division de Granville. Il conserva son portefeuille jusqu’à la chute du ministère MacKenzie en 1878. A l’arrivée de M. Laurier au pouvoir, en 1896, M. Pelletier fut appelé à la présidence du sénat. Juge de la Cour supérieure pour le district de Québec le 30 septembre 1904, il succéda à sir L.-A. Jetté comme lieutenant-gouverneur de la Province le 15 septembre 1908. Sir C.-A.-P. Pelletier décéda en office, à Spencer Woods, le 29 avril 1911. Il était grand croix de l’Ordre de Saint-Michel et de Saint-Georges depuis 1898.

1893-1895 – Charles A. Pentland

Né à Québec le 29 mai 1848, du mariage de Charles Pentland et de Catherine-Zoé Taschereau. Il fut admis au barreau le 13 juillet 1869. M. Pentland exerça sa profession successivement avec MM. Andrews père et fils, sir Adolphe-P. Caron, Gustave Stuart, Charles Brodie, J.-P.-A.Gravel, Cecil Thomson. Il joua un rôle considérable au barreau. Il fut mêlé à plusieurs grandes causes, surtout celles qui touchaient au droit maritime où il était une autorité. Un des derniers procès auxquels M. Pentland prit part est celui que provoqua la catastrophe de l’Empress of Ireland, en 1914. Ce procès fut présidé par lord Mersey. En octobre 1919, les confrères et amis de M. Pentland célébraient par un banquet le cinquantenaire de son entrée dans le barreau. M. Pentland décéda à Québec le 19 août 1925.

 

1894 – Thomas Chase Casgrain

Né à Détroit, état de Michigan, le 28 juillet 1852, du mariage du docteur Charles-Eusèbe Casgrain, plus tard sénateur du Canada, et de Charlotte Mary Chase. Il fut admis au barreau le 17 juillet 1877, et exerça sa profession à Québec jusqu’à 1897, puis à Montréal jusqu’à sa mort. Député de Québec (comté) puis de Montmorency à la législature de Québec de 1886 à 1896, M. Casgrain fut procureur général de la province de Québec de 1891 à 1896. Élu député de Montmorency à la Chambre des Communes le 23 juin 1896, il fut ministre des Postes du Canada de 1914 à sa mort, arrivée à Ottawa le 29 décembre 1916. Au cours de sa belle carrière, M. Casgrain fut professeur de droit criminel à l’université Laval, bâtonnier du barreau de Québec et de toute la province, président de la section canadienne de la Commission des Eaux Limitrophes, etc, etc. « Comme professeur M. Casgrain a occupé avec distinction la chaire d’enseignement, comme avocat il a été le vir probus, dont parle Cicéron; comme homme public, il a joué un rôle considérable et a rendu de grands services à son pays ».

 

1896-1897 – François-Xavier Lemieux

Né à Lévis le 9 avril 1851, du mariage d’Antoine Lemieux et d’Henriette Lagueux. Admis au barreau le 24 juillet 1872. Avocat, sir François Lemieux se distingua surtout comme criminaliste. Comme homme politique, sir François Lemieux fut un lutteur intrépide du parti libéral. Après avoir subi deux défaites électorales, il fut élu député de Lévis à la législature en 1883, et garda ce siège jusqu’à 1892. Il fut ensuite député de Bonaventure de 1894 à 1897. Le 13 novembre 1897, il était nommé juge de la Cour supérieure pour le district d’Arthabaska. Le 7 juillet 1898, il était transféré au district de Saint-François, puis, le 21 août 1906, au district de Québec. Juge en chef suppléant le 8 mai 1911, il devenait juge en chef de la Cour supérieure le 2 février 1915. M. Lemieux fut fait chevalier (Knight) le 1er janvier 1915 et décéda à Québec le 18 juillet 1933.

 

1897-1899 – Charles Fitzpatrick

Né à Québec le 19 décembre 1853, du mariage de John Fitzpatrick et de Mary Connolly. Admis au barreau le 9 septembre 1876, il fut avocat de la Couronne pour le district de Québec de 1879 a 1887, député de Québec (comté) à la législature de 1890 à 1896, puis député du même comté à la Chambre des Communes de 1896 à 1906. Solliciteur-général du Canada de 1896 à 1902. M. Fitzpatrick fut ministre de la justice de 1902 à 1906. Le 4 juin 1906, il devenait juge en Chef de la Cour suprême, poste qu’il abandonnait le 21 octobre 1918 pour celui de lieutenant-gouverneur de la province de Québec. Il se retira le 31 octobre 1923. Sir Charles Fitzpatrick est conseiller privé, grand-croix de l’ordre de Saint-Michel et de Saint-George, docteur en droit des universités Laval, Ottawa, McGill, Toronto, Notre-Dame (Indiana), commandeur de Saint-Grégoire-le-Grand, etc, etc.

1900 - 1909

1900-1901 Joseph E. Bédard

Né à Beauport, le 22 août 1845, du mariage de Edouard Bédard et de Sophie Roy, admis au barreau le 4 mars 1868, il a été plusieurs années maire de Beauport et préfet du comté de Québec. Il a brigué aussi deux fois les suffrages politiques des électeurs du comté de Québec. Beauport lui doit la fondation d’un collège sous la direction des Frères des Écoles Chrétiennes. Rome lui a décerné le titre de chevalier de l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand. Il est décédé à Beauport le 30 janvier 1927. Auteur du Code municipal de la province de Québec annoté (1898) et du Code des huissiers.

 

1902-1903 Gustavus George Stuart

Né à Québec le 3 mai 1855, du mariage de l’honorable juge Andrew Stuart et d’Elmire- Charlotte Aubert de Gaspé. Admis au barreau le 17 janvier 1877, il exerça sa profession à Québec, d’abord en société avec MM. D. A. Ross et Andrew Charles Stuart, puis avec MM. Andrew, Caron et Pentland. En mai 1902, M. Stuart était élu bâtonnier du barreau de Québec et, en mai 1903, bâtonnier de toute la Province. Décédé à Sillery le 12 juin 1918. « His career has been a brilliant one. « 

1904-1906 François-Xavier Drouin

Né à Québec le 27 novembre 1845, du mariage de François-Xavier Drouin et de Julie Cantin. Admis au barreau le 18 janvier 1872, M. Drouin, au cours de sa longue carrière, a exercé sa profession avec les juges Flynn, Blanchet, L.-P. Pelletier et Sévigny, puis avec ses fils MM. F.-O. Drouin et Paul Drouin. Il fut deux fois élu bâtonnier du barreau de Québec. Il fut aussi bâtonnier de toute la Province. Le 16 juin 1914, M. Drouin était appelé à remplir les fonctions de juge de la Cour supérieure pour le district des Trois-Rivières. Il prit sa retraite en février 1921, et décéda à sa maison d’été de Sainte-Pétronille de l’île d’Orléans le 21 août 1922.

 

 

1907-1908 Edmund James Flynn

Né à Percé le 16 novembre 1847, du mariage de James Flynn et d’Elisabeth Tostevin. Admis au barreau le 16 septembre 1873, il exerça sa profession à Québec, où, dès 1874, les autorités de l’université Laval lui confiaient la chaire de droit romain. Elu député de Gaspé, en 1878, il siégea à l’Assemblée législative de Québec jusqu’à 1904. Il fit partie des cabinets Chapleau, Ross, de Boucherville et Taillon et fut lui-même premier ministre de 1896 à 1897. Nommé juge de la Cour Supérieure, le 9 juin 1914, il siégea pendant six ans dans le district de Beauce. Le 26 juin 1920, M. Flynn était promu juge de la Cour du Banc du Roi, et décéda à Québec le 7 juin 1927. « La vie du juge Flynn est un bel exemple de travail, de ténacité, de droiture et d’honnêteté ».

 

1909-1910 Charles-Edouard Dorion

Né à Québec le 16 novembre 1860, du mariage de Louis-Eugène Dorion, trésorier de la Ville de Québec, et d’Adèle Gingras. Neveu de sir Antoine-Aimé Dorion, qui fut juge en chef de la province de Québec. Admis au barreau le 18 juillet 1884. Nommé c.r. en 1903. Professeur en droit civil à l’Université Laval en 1889. Docteur en droit en 1894, thèse : Admissibilité de la preuve par témoins en matières civiles. Doyen de la faculté de droit de 1921 à 1928. Il a été bâtonnier du Barreau de Québec et de la province en 1909. Nommé juge de la Cour supérieure le 8 mai 1911, juge à la Cour d’appel le 26 juillet 1920, il a pris sa retraite en janvier 1940. Décédé à Québec le 4 mars 1946.

 

1910 - 1919

1911-1912 – Louis-Alexandre Taschereau

Né à Québec le 5 mars 1867, du mariage de l’honorable Jean-Thomas Taschereau, juge de la Cour suprême du Canada, et de Joséphine Caron. Il fut admis au barreau le 3 juillet 1889 et entra immédiatement dans l’importante société Fitzpatrick, Parent et Taschereau. M. Taschereau a été syndic puis bâtonnier du barreau de Québec. Echevin de la ville de Québec de 1906 à 1908, il eut sa premiere élection politique en 1892 dans le comté de Dorchester où il fut défait par l’honorable L.-P. Pelletier. Élu député de Montmorency à l’Assemblée législative le 7 décembre 1900, il a été continuellement réélu depuis. Ministre des Travaux Publics et du Travail le 17 octobre 1907, M. Taschereau fut choisi comme procureur général le 26 août 1919. Il fut premier ministre du Québec de 1920 à 1936. Telles sont les principales dates de l’existence de l’honorable M. Taschereau, que les circonstances ont éloigné du barreau, mais qui, semble-t-il , préférait encore les luttes du palais à toutes les autres.

 

1913-1914 – Eusèbe Belleau

Né à Deschambault le 16 juillet 1861, du mariage de Isidore Belleau et de Marie des Anges Pagé. Admis au barreau le 13 juillet 1883, il obtint son titre de docteur en droit par une thèse soutenue en 1889, Les empêchements dirimants du mariage. M. Belleau exerça sa profession à Lévis, puis à Québec. Il fut professeur à l’université Laval, bâtonnier du barreau de Québec, maire de Lévis, etc., etc. C’est lui qui, en 1922. fonda la Revue du Droit. Décédé à Québec le 21 mai 1929. « C’est parce que Me Eusèbe Belleau était d’une probité à toute épreuve, d’une délicatesse allant jusqu’au scrupule, que la gloire professionnelle, avec la clientèle, s’est portée vers lui. C’est là un bel exemple, le plus précieux que M. Belleau pouvait léguer à ses confrères du barreau » (Cf. La Revue du Droit, mai 1929).

1915-1916 – Alphonse Bernier

Né à Lévis le 7 avril 1861, du mariage de L.-J.-Augure Bernier, avocat, et de Malvina Turgeon. Admis au barreau le 13 juillet 1883, il était fait docteur en droit en 1887 après une soutenance remarquée sur la responsabilité dans les délits et les quasi-délits. L’année suivante, il devenait professeur de droit commercial et maritime à l’université Laval. M. Bernier a été bâtonnier du barreau de Québec de 1915 à 1916, et bâtonnier de toute la Province en 1916. Maire de la ville de Lévis de 1907 a 1917, il a été député du comté de Lévis à l’Assembllée législative de Québec de 1912 à 1916. Il a été, en outre, candidat à l’Assemblée législative et à la Chambre des Communes dans les comtés de Lévis, de Dorchester et de Montmagny. C’est le 3 mars 1921, que M. Bernier a succédé à feu le juge Louis-Philippe Pelletier à la Cour du Banc du Roi.

1917-1918 – Adjutor Rivard

Né à Saint-Grégoire de Nicolet, le 22 janvier 1868, du mariage de Louis-Ludger Rivard, notaire, et de Paméla Harper. Il a été inscrit au tableau des avocats le 5 juillet 1891, et a exercé sa profession, d’abord à Chicoutimi, avec M. L.-G. Belley, puis, à Québec, avec MM. T.-C. Casgrain, Linière Taschereau, J.-I. Lavery, Charles Chauveau et Aimé Marchand. M. Rivard a été appelé à la Cour du Banc du Roi le 3 mars 1921, pour remplacer le juge Carroll. L’honorable juge Rivard a été professeur à l’université Laval, bâtonnier du barreau de Québec, bâtonnier général, membre de la Société Royale, etc., etc. Il a été le principal fondateur de la Société du Parler Français. Il a publié L’Art de dire, Manuel de la parole, Études sur les Parlers de France au Canada, Chez nos gens, La liberté de la Presse, Chez nous. Ce dernier volume a été couronné par l’Académie française, en 1920.

1919-1920 – Ferdinand Roy

Né à l’Ancienne-Lorette le ler septembre 1873, du mariage d’Anselme Roy et de Caroline Robitaille, il a été admis au barreau en juillet 1896. Il fut membre pendant trente et un ans de l’étude Fitzpatrick, Taschereau. Roy, Parent et Cannon. M. Roy fut créé docteur en droit de l’université Laval en 1902, après une thèse sur le droit de plaider. Professeur de droit criminel à l’université Laval, puis de droit civil, il a été élu doyen de la faculté de droit en 1929. Il a également été bâtonnier du barreau de Québec en 1919 puis de toute la Province en 1920. C’est le 15 février 1927 que M. Roy a été appelé à remplacer l’honorable juge Aimé Marchand comme juge en chef de la Cour de Magistrat. Ancien président du comité France-Amérique et de l’Institut-Canadien de Québec, M. Roy a publié une brochure qui a eu du retentissement, l’Appel aux armes, et différentes études littéraires ou légales.

1920 - 1929

1921-1923 – Antonin Galipeault

Né à Maskinongé le 7 août 1880, du mariage de Louis-Edouard Galipeault, notaire, et de Caroline Ratelle. Admis au barreau le 6 juillet 1900, il fit d’abord partie de la société légale Lane et Galipeault puis fonda le bureau Galipeault, Saint-Laurent, Gagné, Métayer et Devlin. M. Galipeault a été échevin de Québec de 1906 à 1910, député de Bellechasse de 1909 à 1930, orateur de l’Assemblée législative de 1916 a 1919, ministre des Travaux Publics et du Travail de 1919 a 1930, bâtonnier du barreau de Québec, de 1921 à 1923, bâtonnier de toute la Province, en 1923, etc. C’est le 2 mai 1930, que M. Galipeault est devenu juge de la Cour du Banc du Roi.

1924-1926 – Arthur Cannon

Né à Arthabaska le 28 avril 1877, du mariage du juge Lawrence John Cannon et de Aurélie Dumoulin, admis au barreau en juillet 1899, il a exercé sa profession à Québec jusqu’à sa nomination à la magistrature. Échevin de la ville de Québec de 1909 à 1916, M. Cannon a aussi été député de Québec-Centre à la législature de Québec de 1916 à 1923. En 1923, M. Cannon fut choisi comme membre de la commission chargée de réviser les lois du Québec. En 1924, il devenait bâtonnier du barreau de Québec. Le 19 octobre 1927, M. Cannon était nommé juge à la Cour du Banc du Roi, et, le 14 janvier 1930, promu à la Cour suprême du Canada.

1926 – Louis-Georges Demers

Né à Notre-Dame de Lévis le 30 avril 1870, du mariage de Georges Demers, banquier, et de Célina Vallières. M. Demers fut admis au barreau le 10 janvier 1895. Il exerça sa profession avec son frère, M. Albert Demers. M. Caron Pratte et M. Stanislas Germain. Créé conseiller du Roi en 1909, M. Demers fut élu bâtonnier du barreau de Québec en 1926. Le 15 septembre 1931, M. Demers était nommé juge des sessions de la Paix pour le district de Québec. Le juge Demers décéda subitement à Québec le 9 mai 1934.

 

1927 – Elzéar Baillargeon

Né à Québec le 25 octobre 1877, du mariage de Elzéar Baillargeon et de Catherine Lelièvre. Admis au barreau en juillet 1901, M. Baillargeon exerça toujours sa profession à Québec, d’abord dans l’étude Drouin, Pelletier et Baillargeon qui s’adjoignit, plus tard, MM. Saint-Laurent et Alexandre Alleyn. Cette étude se fusionna ensuite avec l’étude Belleau, Belleau et Belleau et prit le nom de Belleau, Pelletier, Belleau, Baillargeon, Belleau et Alleyn. M. Baillargeon faisait, à sa mort, partie de la société Baillargeon, Belleau, Fortier et Des Rivières. Il fut syndic du barreau de Québec de 1924 à. 1927, puis bâtonnier du barreau de Québec, en mai 1927, et bâtonnier général de la province de Québec, en juillet 1927. M. Baillargeon était docteur en droit de l’université Laval et professeur à la faculté de droit de la même institution. Décédé à Québec le 26 mai 1935.

 

1928 – Simon Lapointe (du 1er mai, démissionne le 10)

Né à la Malbaie, comté de Charlevoix, le 7 février 1872, du mariage de Jean Lapointe et d’Adèle Cimon. Admis au barreau en juillet 1899, il a d’abord exercé sa profession à Chicoutimi où il a eu pour associés professionnels MM. Ludger Alain, Antonio Langlais, Raoul Boissonneault et Armand Sylvestre. Il s’est établi à Québec en 1916 où il est devenu l’associé de M. Edgar Rochette et d’Antoine Cimon, puis de l’honorable M. Antonin Galipeault. M. Lapointe fut nommé membre de la Commission des accidents du travail en juin 1928.

1928 – Roméo Langlais

Né à Saint-Octave de Métis le 30 janvier 1880, du mariage de Louis-Michel Langlais et de Claire Blanchet. Il fut admis au barreau en juillet 1903. Conseiller du Roi en 1913, M. Langlais fut élu syndic du Barreau de Québec en 1928 et bâtonnier en 1928. Appelé au banc de la Cour supérieure le 30 décembre 1933.

1929 – Louis St-Laurent

Né à Compton le 1er février 1882, du mariage de Jean-Baptiste-Moïse Saint-Laurent, marchand, et de Mary-Ann Broderick. Admis au barreau en juillet 1905, M. Saint-Laurent débuta dans la profession à Québec, en société avec l’honorable Louis-Philippe Pelletier. De 1909 à 1923, il fut en société avec l’honorable Antonin Galipeault. Il fut à la tête de l’étude Saint-Laurent, Gagné, Devlin et Taschereau. M. Saint-Laurent a été docteur en droit et professeur à la faculté de droit de l’université Laval à partir de 1914. Bâtonnier du barreau de Québec puis de toute la Province (1929-1930) et président de l’Association du Barreau Canadien (1930-1932). M. Saint-Laurent a reçu des marques d’estime et de considération très flatteuses pour lui et dont le barreau de Québec peut être fier. L’université Queens, d’Ontario, en octobre 1932, et l’université du Manitoba en mai 1935, lui ont conféré le titre de docteur en droit « honoris causa ». De 1941 à 1946 il occupa le poste de ministre de la justice à Ottawa puis devint par la suite ministre des relations extérieures de 1946 à 1948. Il fut premier ministre du Canada de 1948 à 1957.C’est sous son gouvernement que l’on créa le Conseil des arts du Canada et que l’on accueillie Terre-Neuve dans la confédération. M. St-Laurent nomma le premier francophone au poste de Gouverneur Général, M.Vincent Massey. Il est décédé à Québec le 25 juillet 1973.

 

1930 - 1939

1930 Armand Lavergne

Né à Arthabaska le 21 février 1880, du mariage de Joseph Lavergne, plus tard juge de la Cour du Banc du Roi, et d’Emélie Barthe. Admis au barreau en juillet 1903, M. Lavergne exerça sa profession à Montmagny puis à Québec. Il fut bâtonnier du barreau de Québec de 1930 à 1931. Dès 1904, M. Lavergne fut élu député de Montmagny à la Chambre des Communes. Il fut ensuite député du même comté à la législature de Québec de 1908 à 1916. Après des échecs électoraux aux élections générales de 1917, 1921, 19255 et 1926, M. Lavergne fut réélu député fédéral de Montmagny aux élections générales de 1930. Élu vice-président de la Chambre des Communes dès l’ouverture de la première session, M. Lavergne décéda à Ottawa le 5 mars 1935. L’année même de sa mort, M. Lavergne avait publié Trente ans de vie nationale. Il n’eut pas la consolation de voir son livre imprimé car il ne parut que quelques jours après sa mort. M. La- vergne fut toute sa vie un champion irréductible des droits de la langue française au Canada.

 

1931 Noël Belleau

Né à Lévis le 10 juin 1879, du mariage de Isidore-Noël Belleau, avocat, plus tard juge de la Cour supérieure, et de Marie-Louise Raymond. Il a été admis au barreau le 4 juillet 1903. Me Belleau a exercé sa profession à Québec d’abord avec son père et son oncle, feu Eusèbe Belleau, puis avec l’honorable L.-P. Pelletier, Mes Elzéar Baillargeon et Alexandre Alleyn. Il a été maire de Lévis et bâtonnier du barreau de Québec. A l’élection locale du 2 août 1932, Me Belleau fut candidat dans le comté de Lévis mais défait par Me Arthur Bélanger. Le 17 janvier 1933, Me Belleau remplaçait son père, le juge Isidore-Noël Belleau, à la Cour supérieure.

 

1932 Jules-Arthur Gagné

Né à Chicoutimi le 25 septembre 1882, du mariage de l’honorable juge Jean-Alfred Gagné et de Louise Guay. Admis au barreau en juillet 1905, il exerce sa profession à Québec. Il a eu pour associés successifs MM. Antonin Galipeault, Louis Saint-Laurent, J.-Alphonse Métayer, Bernard Devlin, André Taschereau et Louis-Philippe Pigeon. Professeur de procédure civile à l’université Laval en 1925, il a maintenant la chaire de droit civil. Il a été bâtonnier du barreau de Québec et bâtonnier général en 1932. La même année, l’université Laval lui accordait le titre de docteur en droit.

 

1933 Joseph-Eugene Chapleau

Né à. Saint-Pascal de Kamouraska le 1er mars 1875, du mariage de Joseph Chapleau, marchand, et de Eugénie Saint-Laurent. Admis au barreau le 2 juillet 1899, il exerça sa profession pendant quelques années avec M. Robert Bergeron. M. Chapleau fut avocat de la ville de Québec puis chef du contentieux de la ville de Québec pendant de nombreuses années. Conseil du Roi en 1916. Il a été bâtonnier du barreau de Québec en 1933 et 1934. Aux élections générales de 1900, M. Chapleau fut candidat contre sir Wilfrid Laurier dans Québec-Est.

 

1934 Charles-Auguste Chauveau

Né à Québec le 28 octobre 1877, du mariage de l’honorable Alexandre Chauveau, juge des sessions de la Paix, et de Adèle Tessier. Admis au barreau en 1899, M. Chauveau a exercé sa profession à Québec. Il a fait partie de l’étude Chauveau, Rivard et Blais, qui avait été fondé en 1847. Elle eut pour fondateur sir L.-N. Casault, ancien juge en chef de la Cour supérieure. M. Chauveau a été nommé conseiller du Roi le 1er janvier 1917, et il a été bâtonnier du barreau de Québec de 1934 à 1935. M. Chauveau s’est beaucoup occupé de milice et il a obtenu le grade de colonel en 1920. Il a été candidat conservateur pour la Chambre des Communes dans le comté de Québec aux élections de 1925. Il a été nommé vice-président de la Commission de la radio à partir du 12 août 1935. Auteur d’une thèse De l’autorité de la chose jugée en matière civile, qui lui a valu le titre de docteur en droit de l’université Laval.

 

1935 Joseph-Pierre-Augustin Gravel

Né à Lévis le 5 juin 1883, du mariage de Joseph Gravel et de Caroline Roy. Admis au barreau en juillet 1906, M. Gravel entra tout de suite dans l’importante étude Caron, Pentland, Stuart et Brodie. Après le décès de ses quatre anciens associés, M. Gravel fut à la tête de l’étude Gravel, Thomson et Hearn. Il a été nommé conseiller du Roi en juin 1918 et docteur en droit de Laval depuis 1922. M. Gravel a été professeur titulaire de droit commercial et maritime à la faculté. de droit de l’université Laval, et a été bâtonnier du barreau de Québec de mai 1935 à mai 1936.

 

1936 Lucien Moraud

Né à Lotbinière le 16 mai 1885, du mariage de Camille Moraud et de Marie Paré. Admis au barreau en janvier 1909, il exerça sa profession à Québec en société avec Richard R. Alleyn, Joachim Grenier et Gérard Lemav. M. Moraud a été membre du bureau des examinateurs du barreau de 1918 a 1934. Il fut élu syndic du barreau de Québec le 1er mai 1935 et bâtonnier le 1er mai 1936. M. Moreau fut professeur de procédure civile à l’université Laval et membre du bureau des gouverneurs de cette institution. Directeur et membre de l’exécutif des Chemins de fer Nationaux de 1930 à 1933, M. Moreau a été appelé au sénat du Canada le 30 décembre 1933. Il fut nommé conseiller du Roi le 3 février 1922.

 

1937 Onésime Gagnon

Né à Saint-Léon de Standon le 23 octobre 1888, du mariage de Onésime Gagnon et de Julie Morin. Admis au barreau en juillet 1912, il fit un stage d’une année à l’université d’Oxford comme boursier, puis s’établit à Québec où il a toujours exercé sa profession. Il a fait partie de la société Dupré, Gagnon, de Billy, Prévost et Home. En 1930, M. Gagnon fut élu député de Dorchester à la Chambre des Communes du Canada. Il a été président du Jeune Barreau de Québec et de la Société des Arts, Sciences et Lettres. Il fut aussi lieutenant-colonel honoraire du Régiment de Beauce et Dorchester en 1931. Conseiller du Roi en 1926. Président du Club Canadien de Québec de 1933 à 1935. En 1935, M. Gagnon fut vice-président des Clubs Canadiens. Le 31 août 1935, M. Gagnon fut appelé à faire partie du cabinet Bennett en qualité de ministre sans portefeuille.

 

1938 J.-Ephraïm Bédard

Né à Charlesbourg le 11 avril 1887, du mariage de Jacques Bédard et de Eléonore Roy. Il a été admis au barreau en juillet 1912. Il a exercé sa profession à Québec, en société avec Mes Marius Plamondon, Antonio Grenier et, enfin, avec Elias Flynn. Conseiller du Roi en 1923, Me Bédard a été pendant plusieurs années membre du conseil et du bureau des examinateurs du Barreau. Il a représenté le comté de Québec à l’Assemblée législative de Québec de 1927 à 1934. Nommé vice-président de la Commission des liqueurs de la Province en 1934.

 

1939 Valmore-Armand de Billy

Né à Victoriaville, comté d’Arthabaska, le 26 janvier 1890, du mariage de François-Xavier de Billy et de Marie-C. Grenier. Admis au barreau le 13 janvier 1913, il exerce sa profession à Québec. Me de Billy a d’abord fait partie de la société légale Bernier, Bernier et de Billy. Il a par la suite fait partie de l’étude Dupré, Gagnon, de Billy, Prévost et Home.

 

 

1940 - 1949

1940 – Charles-Napoléon Dorion

Né à Rivière-du-Loup le 13 août 1887, du mariage de Charles-F.-X. Dorion et de Rose de Lima Racine. Il a été admis au barreau en juillet 1914 et exerce sa profession à Québec avec ses frères, Mes Frédéric et Nöel Dorion et Me Lucien Lacasse. Nommé conseiller du Roi en 1934 et a été maire de Courville de 1926 à 1934. Il a été réélu à cette charge en 1935. Candidat dans le comté de Québec-Montmorency, en 1926, il fut défait par M. H.-E. Lavigueur. Il prit sa revanche aux élections générales du 28 juillet 1930 en se faisant élire député aux Communes sur son vainqueur de 1926. Défait aux élections générales de 1935.1941 – Louis Morin

Né à Saint-Joseph de Beauce le 19 décembre 1880, du mariage de Joseph Morin et de Georgianna Venner, il a été admis au barreau le 8 juillet 1904. Me Morin a toujours exercé sa profession dans sa paroisse natale, d’abord en société avec feu Auguste Pacaud, puis avec son fils, Me Fernand Morin. Conseiller du Roi.

1942 – Valmore Bienvenu

Né à Nashua, New-Hampshire, le 12 juillet 1894, du mariage d’Hormisdas Bienvenue et d’Angéline Beaupré, il fut admis au Barreau en 1917. M. Bienvenue a étudié au Collège du Sacré-Cœur de Saint-Hyacinthe, au Séminaire Saint-Charles de Sherbrooke et à l’Université Laval. Substitut du Procureur général pendant plusieurs années, il fut l’associé de Mm. Gérard Lacroix et Paul Lesage, devenus juges de la Cour supérieure, de M. Jean Turgeon, devenu juge de la Cour d’appel, ainsi que de M. Jean Lesage, ex-premier ministre de la province de Québec. Il fut aussi président du Jeune Barreau de Québec en 1924, nommé c. r. 1926, bâtonnier de Québec 1942-1943, député de Bellechasse à l’Assemblée nationale de 1939 à 1948, président de l’Assemblée législative en 1942, et ministre de la Chasse et de la Pêche dans le cabinet Godbout en 1944. Nommé juge de la Cour supérieure le 17 octobre 1950, il est décédé à Hull, le 19 février 1952.

1943 – André Taschereau

 

Né à Québec le 9 novembre 1897, du mariage de Charles-Edmond Taschereau, notaire, et d’Éva Dufresne, il est le petit-fils de M. Jean-Thomas Taschereau qui a été successivement juge de la Cour supérieure (1865), de la Cour du banc du roi (1873) et de la Cour suprême du Canada (1888). Il appartenait à une famille qui, pendant 200 ans, a fourni au Québec et au Canada plusieurs magistrats distingués : les Taschereau, les Panet, les Caron, les Cannon, les Fitzpatrick, etc. Admis au Barreau en 1920, André Taschereau a étudié au Séminaire de Québec, aux Universités Laval, Oxford et McGill. Nommé c. r. en 1930, il fut professeur de droit commercial à l’Université Laval, bâtonnier général de la province de Québec (1943-1944), président de la Conférence des professeurs de droit du Canada (1946-1947) et président de l’Association du Barreau canadien (1952-1953). Il a été nommé juge de la Cour d’appel de la province de Québec, le 1er octobre 1955. Il était docteur en droit des Universités Laval et Dalhousie. M. Taschereau est décédé le 16 janvier 1979.

1944 – Richard Roche Alleyn

Né à Sainte-Marie de Beauce le 20 juillet 1893, du mariage d’Edmund Roche Alleyn, avocat, et de Honorine Moraud. A été admis au barreau en juillet 1916. Titulaire de la bourse Rhodes, Me Alleyn a eu l’avantage de suivre les cours de l’université d’Oxford de 1916 à 1919. Il a exercé sa profession à Québec depuis son retour d’Europe. Il a eu pour associés professionnels, successivement Mes Lucien Moraud, Alfred Savard, Arthur Savard, Joachim Grenier et Gérard Lemay.

 

1945 – Fernand Choquette

Né à Montmagny le 27 octobre 1895, du mariage de l’honorable juge Philippe-Auguste Choquette et de Marie Bender, il a étudié aux Séminaires de Québec et de Saint-Hyacinthe puis à l’Université Laval, avant d’être admis au Barreau en 1918. M. Choquette a exercé sa profession à Québec en société, successivement, avec MM. Aimé Déchêne, Amédée Caron, Pierre De Guise et Georges-René Fournier. M. Choquette a été président du Jeune Barreau (1927-1928) et président de la Société des Études juridiques (1932-1933), Fait Conseiller du Roi en 1929, il a été professeur agrégé de procédure civile à la faculté de droit de l’Université Laval de 1936 à 1946. Avocat de la Commission des liqueurs de Québec de-puis 1930, M. Choquette a publié La loi des liqueurs et la loi des convictions sommaires de Qué-bec (annotation et jurisprudence). Député de Montmagny à l’Assemblée législative de 1939 à 1948, bâtonnier du Barreau de Québec en 1945, il fut nommé juge de la Cour supérieure en 1950 et élevé à la Cour du banc de la reine en 1956. Il prend sa retraite le 27 octobre 1970, est fait compagnon de l’Ordre du Canada en 1973 et meurt le 17 janvier 1975.

1946 – Antoine Rivard

Né à Québec le 14 novembre 1899, du mariage de M. Adjutor Rivard, juge à la Cour d’appel, et de Joséphine Hamel. Admis au Barreau en 1922, il fit partie du cabinet Chauveau, Marchand et Rivard, puis forma le cabinet Rivard, Blais et Gobeil. Nommé c. r. en 1933. Il a été professeur de droit à l’Université Laval puis est devenu docteur en droit de cette université en 1947. Il a été président du Jeune Barreau de Québec, bâtonnier du Barreau de Québec et bâtonnier général du Barreau de la province en 1946-1947. Il fut élu député du comté de Montmagny à l’Assemblée législative du Québec en 1948, 1952, et 1956; il a été ministre d’état en 1948, solliciteur général en 1950, ministre du Transport et des Communications en 1954 dans le gouvernement Duplessis, Procureur général et ministre du Transport et des Communications dans les gouvernements Sauvé et Barrette en 1960. En 1950, il a été président de la Conférence canadienne sur l’uniformité des lois. Il a été élevé au banc de la Cour d’appel le 1er mars 1961. Il est décédé à Québec le 26 décembre 1985

.1947 – Jean-Marie Guérard

Né à Québec le 20 août 1893, Me Guérard est le fils du docteur Joseph Guérard et de Marie-Julie Lachaîne. Admis au barreau le 7 juillet 1917, Me Guérard exerce sa profession à Québec en société avec Me Léo Pelland. A été nommé conseiller du Roi. Me Guérard a été secrétaire du Jeune Barreau de Québec, président du Cercle Charest, secrétaire du comité régional de l’A.C.J.C.

 

 

1948 – Paul-Henri Bouffard

Né à Québec le 5 avril 1895. Me Bouffard est le fils de l’honorable Pierre Bouffard et de Emeline Bouffard. Admis au barreau en juillet 1918, il a exercé sa profession à Saint-Joseph de Beauce, en société avec son père et Me Arthur Godbout, puis avec Me Omer Godbout. Me Bouffard a par la suite eu son bureau à Québec avec, pour associé, Me Charles Stein. Nommé conseiller du Roi.

 

 

1949 – Louis-Alphonse Pouliot

Né à Québec le 29 janvier 1886, du mariage d’Alphonse Pouliot, avocat, et de Suzanne Roy. Admis au barreau en juillet 1909, il a conquis le titre de docteur en droit, en 1926, par une thèse en droit civil: De la vente de la chose d’autrui. A été président de l’Association du Jeune Barreau en 1916. A été arrêtiste des Rapports Judiciaires du Barreau, section de Québec.

 

1950 - 1959

 

1950 – Gérard Lacroix

Né à Québec le 17 janvier 1898, du mariage de Cyrille Lacroix, négociant, et de Kate Neiland. Admis au Barreau le 16 juillet 1923, il a exercé la profession d’avocat à Québec avec M. Elysée Thériault, M. Valmore Bienvenue, qui devint juge de la Cour supérieure, M. Paul Lebel, qui devint juge de la Cour des sessions de la paix. Président de la Jeunesse libérale du district de Québec en 1930, puis Président du Jeune Barreau de Québec en 1931, procureur de la Couronne en 1934, conjointement avec Mm. Valmore Bienvenue et Eugène Marquis devenus aussi juges de la Cour supérieure. Bâtonnier du Barreau de Québec en 1950. Nommé juge de la Cour supérieure, M. Lacroix était reconnu comme une autorité en droit pénal et a présidé les assises criminelles assidûment, particulièrement dans au moins 25 causes de meurtre dont les célèbres affaires Coffin et Dion. En 1962, il a présidé une Commission d’enquête royale sur la chiropraxie. La Faculté de droit de l’Université Laval l’a compté pendant 27 ans comme l’un de ses professeurs en droit criminel. En 1952, il a obtenu un doctorat en droit honoris causa de l’Université Laval. Le juge Lacroix est décédé le 17 avril 1984

.1951 – Frédéric Dorion

Né à Saint-Joseph-de-Lévis le 23 août 1898, du mariage de François-Xavier Dorion et de Rose-de-Lima Racine. Admis au Barreau en 1920, il a été membre du Conseil du Barreau à trois reprises de 1936 à 1937, de 1942 à 1943 et de 1943 à 1944. Nommé c. r. en 1942. Il a été bâtonnier du Barreau de Québec de 1951 à 1952. Il a été élu député à la Chambre des communes du comté de Charlevoix-Saguenay le 30 novembre 1942 et réélu en juin 1945. M. Dorion a été nommé juge de la Cour supérieure le 7 novembre 1957, le premier occupant d’un nouveau poste dans la juridiction de Québec. Au mois de mars 1961, lors de la mise à la retraite de M. Albert Sévigny, il lui a succédé avec le titre de juge en chef associé. Le poste de juge en chef a alors été dévolu à M. W.B. Scott, de Montréal. À la retraite de M. W.B. Scott, M. Frédéric Dorion a accédé au poste de juge en chef le 27 avril 1963. M. Dorion a été seize ans juge à la Cour supérieure, dont plus de douze ans comme juge en chef adjoint et juge en chef. Il est décédé le 25 juillet 1981.

1952 – Jacques Dumoulin

Né à Québec le 12 février 1898, fils de Philippe-Benjamin Dumoulin, banquier, et de Marie-Louise Taschereau. Admis au barreau le 9 juillet 1921, exactement un siècle après son arrière grand-père le juge Pierre-Benjamin Dumoulin qui fut fait avocat en juillet 1821. Me Dumoulin a exercé sa profession à Québec en société avec Me Gabriel Gaudry. Il a été nommé conseiller du Roi le 30 décembre 1931.

 

 

1953 – J.-Achille Joli-Coeur

Né à Québec le 26 juin 1896 du mariage de Philippe-J. Joli-Cœur, avocat, et d’Augusta Roy. Admis au Barreau en 1920, M Joli-Cœur était associé de Roméo Gingras, d’Aimé Dion, de Maurice Pelletier et d’Henri Jolicoeur. En 1936, est fait c. r. et devient conseiller du Barreau. Il fut bâtonnier de Québec en 1953. Il a été nommé juge de la Cour supérieure le 13 décembre 1957. Il est décédé le 6 mai 1967.

 

 

1954 – Noël Dorion

Né a Charlesbourg le 24 juillet 1904, du mariage de François-Xavier Dorion et de Rose-de-Lima Racine. Admis au Barreau en juillet 1927. Il a fait partie de l’étude Dorion, Dorion et Lacasse et pendant de nombreuses années, a pratiqué avec son fils Louis. Président du Jeune Barreau de Québec en 1934. Élu députe à la Chambre des Communes pour le comté de Bellechasse en 1959 comme progressiste-conservateur, il a occupe la fonction de Secrétaire d’État de 1960 à 1963. Il est retourné à la pratique du droit à partir de 1963 jusqu’à son décès, en mars 1980.

 

1955 – Paul Lesage

Né à Québec le 11 février 1905 du mariage d’Antoni Lesage, directeur-fondateur de Les Prévoyants du Canada et de Laure-Julie Lortie. Il a étudié au Séminaire de Québec et à l’Université Laval en 1927. Admis au Barreau le 4 juillet 1927, il a passé toute sa carrière d’avocat à Québec. Il a eu comme associés successifs Mm. Antonio Langlais, devenu magistrat de district, Lucien Darveau, Jean Lesage, ex-premier ministre du Québec, le sénateur Charles-D. Power, Valmore Bienvenue de la Cour supérieure, Jean Bienvenue, ex-juge de la Cour supérieure, et feu Jean Turgeon, de la Cour d’appel. Secrétaire du Barreau de Québec de 1932 à 1935. Nommé c.r. en 1942. Conseiller du Barreau de Québec de 1950 à 1952, bâtonnier de Québec en 1955. Nommé juge de la Cour supérieure le 14 novembre 1956, il est devenu juge surnuméraire le 14 novembre 1973 et a pris sa retraite le 11 février 1980. Il a été président du comité général des juges de la Cour supérieure de 1967 à 1970, secrétaire de la Ligue antituberculeuse de 1947 à 1950 et directeur jusqu’à 1959, président de la Ligue de santé de Québec de 1950 à 1952, président de la campagne de la Fédération des œuvres en 1966. Président du Club Kinsmen de Québec en 1946, membre à vie en 1956. Membre honoraire du Barreau de Port-au-Prince, Haïti. Il est décédé à Québec, le 19 juillet 1995.

1956 – Jean-Paul Galipeault

Né à Québec le 20 juin 1905, du mariage de l’honorable Antonin Galipeault, juge de la Cour d’appel, et de Marie-Ermentine Lamontagne. Admis au barreau le 5 juillet 1930, Me Galipeault a exercé sa profession dans l’étude de son père jusqu’à sa nomination à la magistrature et par la suite a fait partie de l’étude Galipeault et Galipeault, puis s’associa avec Me Marc Choquette. Me Galipeault a été président du Jeune Barreau de Québec en 1937 et 1938, bâtonnier de Québec en 1956 et bâtonnier de la province de Québec en 1957. Élu député libéral dans Québec-Ouest en 1956. Décédé le 14 septembre 1983.

1957 – Ross Drouin

Né à Québec, le 18 janvier 1904 du mariage de Ulric Drouin et de Anita Côté. Me Drouin a été admis au Barreau du Québec en 1930, il pratique le droit avec son oncle Paul Drouin et son frère Mark. Par la suite, il poursuit sa pratique en société avec son frère et Me Paul Lebel. En 1957, son fils Richard se joint à eux. Nommé conseiller du Roi le 6 octobre 1944. Il exerce sa profession dans des dossiers en matière civile et criminelle. Me Drouin s’engage en politique pour le parti Conservateur et participe à plusieurs campagnes électorales pour ce parti ainsi que pour l’Union Nationale au niveau provincial. Élu bâtonnier de Québec en 1957, il a l’opportunité d’assermenter son fils Richard pendant son mandat. En 1967, il est le président du Congrès du Barreau Canadien, à Québec. Me Drouin est décédé le 4 mai 1991 à l’âge de 87 ans.

 

1958 – Antonio Laplante

Né à Black-Lake, comté de Mégantic, le 2 septembre 1902, du mariage de C.-D. Laplante et d’Eugénie Gagné. Admis au barreau le 9 juillet 1928, il a exercé sa profession à Québec. Il a été en société avec Me L.-P. Pigeon de 1928 à 1929.

 

 

1959 – Georges-René Fournier

Né à Montmagny le 12 novembre 1905 du mariage de Georges-Émile Fournier, courtier, et de Marie-Anne René de Cotret, originaire des Cantons-de-l’Est. Admis au Barreau en 1932, il a été l’associé de M. Fernand Choquette qui a été bâtonnier de Québec, d’Aimé Deschenes (ex-député de Montmagny à Ottawa), Stanislas Déry, du ministère de la Justice du Québec, Ubald Désilets, André Monast, et Hubert Walters maintenant juge de la Cour supérieure. Son cabinet allait se joindre à celui de M. Louis Saint-Laurent, lorsqu’il a été nommé juge à la Cour supérieure à Québec le 26 septembre 1963. Créé conseil du Roi en 1948, il fut président de la Société des études juridiques de Québec, membre du conseil du Barreau de Québec de 1952 à 1961, examinateur au Barreau de Québec de 1952 à 1961, examinateur au Barreau de Québec (de 1956 à 1957). À l’assemblée générale annuelle du Barreau de Québec, le 1er mai 1959, sur proposition de M. Louis Saint-Laurent et de M. J.P.A. Gravel, il fut élu bâtonnier de Québec sans opposition de 1959 à 1960. Membre du Conseil du Barreau Canadien (de 1956 à 1957), vice-président de la Commission internationale des juristes pour le Barreau Canadien (de 1952 à 1953), président de la Conférence des commissaires pour l’uniformisation des lois au Canada (1959), vice-président de la section de la justice pénale du Barreau canadien (de 1959 à 1961), avocat de la province de Québec devant la Commission royale d’enquête sur les transports au Canada (1960), président de la Conférence des corps dirigeants de la profession légale au Canada (1961), membre du comité exécutif de la Second Commonwealth and Empire Law Conference (de 1960 à 1961), président du Comité des délégués de l’Association du Barreau canadien au Conseil national de l’administration de la justice au Canada. Il est décédé le 13 septembre 1987.

1960 - 1969

1960 – Louis-Philippe Pigeon

Né à Henryville le 8 février 1905 du mariage d’Arthur Pigeon qui a d’abord été notaire puis avocat à Sherbrooke et à Québec, et de Maria Demers, il fut admis au Barreau en 1928 et exerça le droit dans les cabinets St-Laurent (M. Louis St-Laurent), Gagné, Devlin et Taschereau de 1928 à 1937, Hudon et Pigeon de 1938 à 1940, Germain, Pigeon, Thibodeau et Lesage de 1944 à 1967. Nommé c.r. en 1940, il devint conseiller juridique de l’Assemblée législative de 1940 à 1944, conseiller juridique du premier ministre de 1960 à 1966, professeur de droit constitutionnel à l’Université Laval. Bâtonnier de Québec de 1960 à 1961. Président du Conseil national de l’administration de la justice de 1963 à 1967. Vice-président du Québec de l’Association du Barreau canadien de 1965 à 1966. Vice-président de la Conférence des commissaires pour l’uniformité de la législation au Canada de 1966 à 1967. Président du National Professional Conduct Committee de 1966 à 1967. Nommé juge à la Cour suprême du Canada le 21 septembre 1967, il est mort le 23 février 1986.

1961 – Roger Létourneau

Né à Québec le 6 octobre 1907, du mariage d’Elzéar Létourneau et de Marie Larochelle. Il a été admis au barreau le 8 juillet 1929 et a exercé sa profession à Québec, en société avec Mes Alexandre Chouinard et Paul Lesage. Il a été à l’emploi du bureau du Revenu de la Province, à Québec.

 

 

1962 – Paul LeBel

Né à Québec, paroisse Saint-Sauveur, le 1er décembre 1907, du mariage d’Elzéar LeBel et de Marie Plamondon. Il a été admis au barreau le 8 juillet 1932, et a exercé sa profession à Québec. De 1932 à 1934, il a fait partie de l’étude Therriault, Bienvenue, Lacroix et Lebel. Par la suite, en société avec Mes Bienvenue et Lacroix. Membre du comité de la bibliothèque du barreau de Québec. Collaborateur du Canada-français, revue de l’université Laval.

 

 

1963 – Mark Drouin

Né à Québec le 24 octobre 1903, il est le fils d’Ulric-François Drouin et de Anita Côté. Admis au barreau le 6 juillet 1926, il a d’abord exercé sa profession à Québec, en société avec Me Paul Drouin. Par la suite en société avec Me Ross Drouin. Me Drouin a été secrétaire du Jeune Barreau de Québec en 1927 et 1928. Président de l’Association des Conservateurs du Québec en 1949, 1953 et 1957. Fut nommé président du Sénat le 4 octobre 1957 qu’il quitta le 23 septembre 1962 et fut nommé au Conseil privé le 15 octobre 1962. Décédé le 12 octobre 1963.

 

1964 – Jean Turgeon

Né à Montréal le 22 août 1911, du mariage de Louis-Philippe Turgeon et d’Esther Rolland. Admis au barreau le 7 juillet 1933, il a exercé sa profession à Québec. Après son admission au barreau, Me Turgeon a séjourné un an à Toronto où il était attaché à l’étude Blake, Lash, Anglin et Cassels. Il a été président de l’Association du Jeune Barreau de Québec en 1940. Pendant 25 ans, il a enseigné le droit civil à la Faculté de droit de l’Université Laval. Nommé juge à la Cour d’appel le 20 février 1969. Il est décédé le 31 décembre 1985.

 

1965 – Yves Prévost

Né à Beauport le 11 juillet 1908, du mariage de l’honorable juge Joseph-Alfred Prévost et de Marie-Louise Montreuil. Il a été admis au barreau en juillet 1931, et a exercé sa profession à Québec, en société avec son père, jusqu’à juillet 1933. Par la suite, de l’étude Dupré, Gagnon, de Billy, Prévost et Home.

 

 

1966 – Roger Thibaudeau

Me Thibaudeau a fait ses études secondaires au Collège de Lévis et obtenu son Baccalauréat ès arts cum laude. Il a ensuite fait ses études universitaires à la Faculté de Droit de Laval et durant cette période, collaboré au journal  » Le Carabin « . Il a obtenu sa licence en droit en 1936 et a été admis au Barreau la même année. Il a débuté la pratique du droit dès le 15 juillet 1936 et en 1939, il a été en association nominale avec Me Louis-Alphonse Pou1iot, Mes Alexandre Labrecque et René Laflamme. En 1941, il est entré au bureau de Me Stanislas Germain, c.r. avec qui il a pratiqué plus de vingt-cinq ans. Durant cette période, il a été également l’associé de Me Louis-Philippe Pigeon. Par la suite, il a eu sa propre étude légale et il a été associé avec Me Bernard Lesage, Me Marc Cantin et Me Marie-Claude Nepveu. Plus tard, il a été associé avec son fils, Me André Thibaudeau et Me Peter Bradley. Sa pratique du droit a été axée dans les domaines suivants: constitutionnel, travail, droit civil, droit municipal, droit administratif. Me Thibaudeau a également été professeur à l’Université Laval au niveau de la quatrième année de la Faculté de Droit pendant plusieurs années et professeur agrégé dès 1956. Membre du Conseil de la Faculté de Droit et du Comité d’admission. Élu bâtonnier du Barreau de Québec en 1966-67 et membre également du Conseil général, de l’Exécutif du Barreau du Québec et de divers comités dont celui de la Fonction publique, de la surveillance de la législation et des études universitaires. Également, président du Comité d’assistance judiciaire du Barreau de Québec à compter de 1967-68 jusqu’à sa disparition.

1967 – Sydney Lazarovitz

Né à Québec le 15 juillet 1908, du mariage de Louis Lazarovitz et de Fanny Serchuk. Admis au barreau en juillet 1931, Me Lazarovitz a exercé sa profession à Québec, en société avec Me Jacques Casgrain.

 

 

 

1968 – Guy Dorion

Né le 15 avril 1922 à Québec, du mariage de Frédéric Dorion, député à la Chambre des communes de 1942 à 1949 et juge en chef de la Cour supérieure de la province de Québec, et d’Émilienne Delisle. Admis au Barreau en juillet 1943. Il a été trésorier du Jeune Barreau de Québec (1949-1950) et examinateur du Barreau du Québec de 1961 à 1965. Il a également été membre-fondateur de la Société St-Vincent-de-Paul du Barreau de Québec; président de la sous-section de droit administratif de la régionale de Québec de l’Association du Barreau canadien de 1963 à 1965 et membre du comité exécutif du Barreau du Québec (1967). En 1968, il est élu bâtonnier du Barreau de Québec puis occupe le poste de vice-président du Comité exécutif du Barreau du Québec en 1968-1969. Par la suite, il a été chargé de cours à l’entraînement professionnel du Barreau du Québec en 1968 et a été président en 1969 du Comité de la formation professionnelle du Barreau du Québec; il a été chargé de cours de procédure civile pratique en 4e année à l’Université Laval de 1964 à 1966 et d’un cours théorique sur la preuve de 1969 à 1972. En mars 1979, il a publié, en collaboration aux Presses de l’Université Laval, la Loi commentée sur l’expropriation du Québec. Le 9 mars 1970, il a été nommé juge de la Cour provinciale et président de la Régie des services publics. Le 26 septembre 1973, il est devenu président du Tribunal de l’expropriation du Québec et de juillet 1986 à juillet 1991, il est président de la chambre d’expropriation de la Cour du Québec. Il a pris sa retraite en 1992. Me Dorion est décédé le 20 août 2001.

1969 – Claude Gagnon

Né à Québec le 8 mai 1922, du mariage de Onésime Gagnon, lieutenant gouverneur de la province, et de Cécile Désautels. Admis au Barreau en 1949. Il est devenu membre du cabinet Gagnon, de Billy, Cantin, Dionne et Martin de Québec. Nommé c.r. en 1956. Il a été professeur de droit constitutionnel à la Faculté de commerce de l’Université Laval de 1949 à 1960. Il a été directeur en 1961 et président de 1967 à 1969 de l’Association canadienne des boursiers Rhodes. Membre du conseil du Barreau de Québec de 1960 à 1962. Membre du Bureau des gouverneurs de la radiodiffusion de 1962 à 1968, membre du conseil de l’Association du Barreau canadien de 1969 à 1971. Bâtonnier du Barreau de Québec en 1969-1970 et bâtonnier général du Barreau du Québec en 1969-1970. Vice-président de la Conférence des corps dirigeants de la profession légale au Canada (1970-1971). Il a été nommé juge de la Cour d’appel le 28 janvier 1972. Il est décédé le 7 avril 1975.

 

1970 - 1979

1970 – Guy Des Rivières

Né à Québec le 2 février 1911 du mariage de Henri des Rivières et Jeanne Tessier, fille du juge de la Cour supérieure Auguste Tessier. Il a été inscrit au Barreau le 7 juillet 1933. Nommé conseiller de la Reine en 1960, élu bâtonnier de Québec en 1970, il a exercé sa profession à Québec pendant 50 ans jusqu’à sa retraite en 1983. Il s’est aussi occupé d’éducation et des affaires municipales comme vice-président à la Commission des écoles catholiques de Québec et maire de la municipalité de Lac St-Joseph. Grand collectionneur, il a passé ses loisirs à s’occuper de philatélie et de marcophilie. Sa collection a obtenu d’ailleurs des médailles d’or à des expositions internationales tenues à Paris, Toronto et dans plusieurs autres villes du monde. Il a été directeur de la Royal Philatelic Society of Canada et aussi membre du Comité consultatif des Archives et Musée Postal du Canada. Me Des Rivières est décédé le 5 septembre 2002.

1971 – Maurice Lagacé

Né à Pierreville (Yamaska) le 8 novembre 1915 du mariage d’Alice Blondin et d’Ernest Lagacé. Il fut admis au Barreau en juillet 1949.

Ancien combattant de la guerre de 39-45 comme officier d’artillerie tant au Canada qu’outre-mer. Ses états de service lui valurent, à sa démobilisation, une bourse lui permettant de terminer ses études classiques, interrompues par manque de ressources, et d’accéder à la faculté de droit de l’Université Laval en 1946.

Il exerça seul sa profession à Québec jusqu’en 1965. Nommé alors procureur de la Couronne et, par la suite, procureur-chef, il fut chargé de nombreux dossiers criminels qui le conduisirent devant les tribunaux de toutes juridictions, y compris la Cour suprême.

Il quitta ces fonctions en 1976 pour assurer celle de Coroner pour le district de Québec qu’il occupa jusqu’à sa retraite en 1985. Me Lagacé est décédé le 30 juillet 2005.

1972 – René Letarte

Né à Montréal le 4 septembre 1931, du mariage de Louis-Philippe Letarte et d’Henriette Asselin. Admis au Barreau en 1955, il a exercé la profession d’avocat avec M. Gilles Saint-Hilaire, maintenant juge de la Cour supérieure à Québec, de 1957 à 1971 et ensuite avec Michel Caron et Franz Reinhart. Nommé c.r. en 1973. Il a été directeur du Jeune Barreau de Québec de 1957 à 1958, conseiller du Barreau de Québec de 1964 à 1966, membre du Conseil général du Barreau de la province en 1965 et 1966. Bâtonnier du Barreau de Québec de 1972 à 1973, membre du Comité d’éthique professionnelle du Barreau du Québec et de son Conseil de discipline, en appel. Professeur de droit criminel à l’Université Laval (de 1963 à 1970) membre du conseil de la Faculté de droit de Laval. Chargé de cours à l’École de formation professionnelle du Barreau, conférencier de l’OPTAT (Office de la prévention et du traitement de l’alcoolisme et des autres toxicomanies), conseiller spécial sur l’étude du Rapport LeDain, président du service d’information du Barreau du Québec de 1970 à 1972. Conférencier invité du Barreau de Port-au-Prince, Haïti. Membre de la St.Leonard Society, administrateur de la section de Québec de la Croix-Rouge. M. Letarte a été nommé juge de la Cour supérieure à Québec, le 31 mars 1977.

1973 – Gabrielle Vallée

gabrielle_vallee[1]Née à Québec le 3 avril 1928 du mariage de Ivan-E. Vallée et de Gabrielle Legendre. Admise au Barreau en 1954, Mme Vallée était la première avocate élue bâtonnière du Barreau de Québec. De plus, Mme Gabrielle Vallée a été en 1976, la première femme à accéder aux hautes fonctions de juge en chef associée d’une Cour supérieure du Canada. Elle avait été trois ans juge puînée de la Cour supérieure à Québec. Nommée c.r. en 1971. Elle a été conseillère du Jeune Barreau de Québec de 1956 à 1959, conseillère du Barreau de Québec de 1961 à 1970. Secrétaire du Barreau de Québec en 1971. Premier conseiller de 1972 à 1973. Membre du conseil général et de l’exécutif du Barreau du Québec en 1973. Elle a aussi été membre de l’Association du Barreau canadien de 1955 à 1973 et membre du Bureau des examinateurs de 1968 à 1969. Membre du Comité de discipline du Barreau du Québec en 1969 à 1971. Présidente de l’Assistance judiciaire de Québec, membre du Comité de législation de l’Assistance judiciaire du Barreau du Québec. Elle a été de 1972 à 1973 commissaire de la Commission d’aide juridique du Québec. Elle a été élevée à la Cour supérieure le 11 octobre 1973 et assermentée le 1er novembre suivant. Le 12 août 1976, elle est devenue juge en chef associée de la Cour supérieure du Québec, succédant à ce poste à M. Eugène Marquis. Elle est décédée dans l’exercice des ses fonctions le 1er juin 1984.

1973 – René W. Dionne

Né à Québec, le 21 juillet 1933, du mariage de Jean Dionne, publicitaire, et d’Alice-Whiteford Boily. Il fut inscrit au Barreau le 28 juin 1957. Il a étudié au Collège St-Charles-Garnier à Québec et à l’Université Laval (LL.L. 1956). Il a toujours exercé sa profession au cabinet Gagnon, de Billy, Cantin, Dionne, Martin, Beaudoin & Lesage. Nommé Conseil de la Reine en 1973. Président du Jeune Barreau de Québec en 1967. Bâtonnier de Québec en 1973, membre du comité administratif du Barreau du Québec en 1973, président du comité de la formation permanente du Barreau du Québec de 1974 à 1978, professeur de procédure civile à la Faculté de droit de l’Université Laval de 1965 à 1967, chargé de cours de responsabilité civile à l’école du Barreau en 1974, membre du Conseil de la section de Québec du Barreau canadien en 1977. Il a été nommé juge de la Cour supérieure du Québec le 30 août 1978 puis juge en chef associé de la même Cour le 1er juillet 1992.

1974 – Henri Grondin

Né à Québec, le 23 novembre 1939. Il a été admis au Barreau du Québec en juillet 1963 après avoir été récipiendaire du Prix du Barreau de Paris pour s’être classé premier aux examens d’admission au Barreau du Québec. Il est l’associé senior de la société Grondin, Poudrier, Bernier. Conseiller de la Reine depuis 1991, Me Grondin est actuellement Consul honoraire de Finlande, président de l’Association des Consuls honoraires de la région de Québec, président du conseil d’administration du Musée de la Civilisation du Québec, membre du Conseil de la Magistrature du Québec, président du Comité des Relations internationales du Barreau du Québec, membre honoraire à vie de l’American Bar Association et de l’Association du Barreau canadien. Il est également membre gouverneur de l’Orchestre symphonique de Québec et membre du Comité consultatif de la Faculté de Droit de l’Université Laval. Me Grondin fut bâtonnier de Québec et membre du conseil d’administration de la Faculté de droit de l’Université Laval de Québec (1974-1975), bâtonnier du Barreau du Québec (1975-1976), président de l’Orchestre symphonique de Québec (1979-1983), président du Conseil consultatif de la justice du Québec (1980-1986), membre de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye (1989-1995), président de l’Union internationale des avocats (1991-1992) et président de la CIB (Conférence internationale des Barreaux de Tradition juridique commune (francophone)) (2004-2005).

1975 – Gilles Rivard

Né à Québec le 14 février 1931, du mariage de Eugène Rivard, ll.d., c.r., et de Léa Lambert, il fut admis au Barreau en juin 1958 et fut élu président du Jeune Barreau de Québec pour l’année 1966-1967. M. Rivard a été associé principal d’un important cabinet d’avocats à Québec durant 25 ans. En 1992, il présidait la commission d’enquête sur les lois du transport au Canada. Le 1er mai 1993, M. Rivard assumait le poste de président et chef de la direction de l’Office nationale des transports du Canada à Ottawa. À la fin de son mandat il assuma la présidence d’une compagnie hydroélectrique opérant à l’intérieur du Québec. Il a été nommé conseillé de la Reine le 19 septembre 1973 et siégea au Comité administratif du Barreau du Québec durant 6 ans et fut membre du Conseil général du Barreau de la province de Québec durant 5 ans. Il fut bâtonnier du Barreau de Québec pour l’année 1975- 1976. Il a grandement influencé la politique de la dévolution des aéroports au Canada au début des années 1990. Il a occupé différents postes au sein d’organisations de charité et autres. Il siégea au sein du conseil d’administration des tribunaux administratifs du Canada de 1993 à 1996. Il siège au conseil d’administration de Canards Illimités Canada depuis 1982.

1976 – Bernard Lesage

Né le 25 février 1935 à Québec, fils de Paul Lesage, juge de la Cour supérieure (décédé) et de Suzanne Filteau. Il a étudié au Séminaire de Québec, à l’université Laval (B.A.,B.Ph., LL.L), et au London School of Economics. Admis au Barreau le 27 juin 1957. Il a exercé sa profession à Québec avec, entre autres, l’honorable Louis-Philippe Pigeon, juge à la Cour suprême du Canada (décédé) et Me Roger Thibaudeau. Il a été bâtonnier de Québec en 1976, professeur de droit du travail à l’université Laval et l’École du Barreau, président de tribunaux d’arbitrage en éducation de 1975 à 1980. Il fut nommé conseiller de la reine (C.R.) en 1974. Nommé juge de la Cour provinciale et affecté au Tribunal du travail le 14 février 1980, il en devint le juge en chef adjoint en 1991, puis fut nommé juge en chef le 5 janvier 1998. Il prend sa retraite de la magistrature en 2002 et se réinscrit au Barreau.

1977 – Yvan Gagnon

Né le 6 août 1941 à Québec du mariage d’Aimé Gagnon et de Fernande Verret. Admis au Barreau en 1967, il a toujours fait partie du cabinet Marquis, Gagnon, Huot et associés. Il a été bâtonnier de Québec en 1977-1978 et membre du conseil du Barreau de Québec pendant quatre ans, de 1975 à 1979. Il a fait partie du comité administratif du Barreau du Québec de 1976 à 1978. Membre de l’Association du Barreau canadien, il a été chargé du comité des finances du congrès du Barreau canadien en 1975 et a fait partie de l’exécutif de la région de Québec. Il a enseigné le droit à l’École professionnelle du Barreau (droit civil et procédure civile). Il a enseigné aussi au Cégep de Sainte-Foy dans le cadre d’un cours spécialisé en matière de responsabilité médicale. Il a fait partie de nombreux comités du Barreau du Québec et du Barreau canadien. À la demande du ministre de la Justice du Québec, l’honorable Marc-André Bédard, il a contribué à mettre sur pied le Fonds d’aide aux recours collectifs, et était, jusqu’à sa nomination comme juge, administrateur de ce Fonds. Il a été nommé juge de la Cour supérieure du district de Québec le 28 juin 1984. Me Gagnon est décédé le 13 juin 2001.

1978 – Paul Vézina

Né à Québec le 5 mars 1943, fils de Louis-Philippe Vézina, ingénieur forestier, et de Lucile Dallaire. Inscrit au Barreau en juillet 1966. Après ses études au Petit séminaire de Québec et à l’Université Lavai (baccalauréats ès arts et en philosophie (1961) et licence cum laude en droit), il exerce sa profession dans le cabinet Vézina Pouliot, notamment avec son frère Louis, Pierre Pouliot, Michael Sheehan, Pierre Morin, Gilles L’Ecuyer, François Pelletier et son beau frère, Daniel Bureau. Professeur à l’École de formation professionnelle du Barreau (1967-1984). Professeur à la Faculté de Droit (faillite) de l’Université Laval (1971-1979). Coauteur d’un recueil de doctrine et jurisprudence en droit de la faillite. Animateur d’une chronique judiciaire télévisée à la Société Radio-Canada (1973-1979), membre de l’Union des artistes. Président du Jeune Barreau de Québec (1972-1973), bâtonnier du Barreau de Québec (1978-79) et bâtonnier du Barreau du Québec (1979-80). Membre fondateur de la Fondation du Barreau du Québec. Président du Festival d’été international de Québec (1984-85). Membre du conseil de la Magistrature du Québec (1981-85). Membre du conseil de l’Union internationale des avocats (1982-84). Président du Comité de l’assurance responsabilité professionnelle de 1983 jusqu’à l’institution du régime d’assurance responsabilité professionnelle obligatoire, autogéré par le Barreau. Membre fondateur et président de la Corporation de services aux membres du Barreau du Québec (1983-1994).Vice-président du conseil d’administration de la Société d’assurance automobile du Québec (1986-1991). Membre fondateur, secrétaire et greffier des arbitrages au Centre d’arbitrage commercial, national et international du Québec (1987-1994). Membre fondateur et secrétaire de l’Agence québécoise d’adoption internationale (1991-1994). Récipiendaire du Mérite du Barreau du Québec en 1992. Récipiendaire de la Médaille du Barreau de Québec en 1996. Il est juge de la Cour supérieure, district de Québec depuis le 27 septembre 1994.

1979 – Paul Laflamme

Né à Lévis le 26 octobre 1938, du mariage de Georges Laflamme et de Marie-Ange Blais, il fut admis au barreau le 27 juin 1961. M. Laflamme exerça sa pratique en société avec Me Robert Cliche jusqu’en 1972 sous la raison sociale de Cliche & Laflamme à Saint-Joseph-de-Beauce et depuis avec Me Richard Cliche sous la même raison sociale. Il fut juge municipal à Beauceville de 1966 à 1982, professeur à l’École de formation professionnelle du Barreau de 1978 à 1987, président de différents comités de discipline d’ordres professionnels. Médaillé du Mérite du Barreau en 1994, Me Laflamme s’est beaucoup dévoué dans son milieu et plus spécialement pour les handicapés comme président de l’Atelier de Réadaptation au travail de Beauce depuis plus de 20 ans, et comme président de la Commission Scolaire Regroupée de Saint-Joseph-de-Beauce.

Il fut aussi membre du Conseil de la Magistrature pendant 7 ans comme représentant du Barreau, président du conseil consultatif de London Life pour le Québec et il fut l’un des fondateurs de la Corporation de services du Barreau du Québec dont il est le président depuis 1996. Me Laflamme est décédé à Lévis le 16 mai 2016.

1980 - 1989

 

1980 – Michel Lemieux

Né à Lévis le 26 septembre 1943, du mariage de Marc-Aurèle Lemieux et Françoise Fecteau. Il est membre du Barreau du Québec depuis juin 1967 et il exerce, à Québec, la profession d’avocat en cabinet privé depuis lors. D’abord associé à l’étude Rivard, Hickson, Sirois & Lemieux jusqu’en 1981, il a été ensuite associé à l’étude Lemieux, Routhier, Gagnon & Beaupré et, depuis 1994, il est associé au cabinet Joli-Cœur, Lacasse, Geoffrion, Jetté, St-Pierre. Il a été président du Jeune Barreau de Québec en 1973, a siégé au Conseil du Barreau de Québec de 1973 à 1977, fut premier conseiller du Barreau de Québec en 1978 et Bâtonnier du Barreau de Québec en 1980. Il a été membre du Comité administratif et du Conseil général du Barreau du Québec. Il a été professeur à l’École de Formation professionnelle du Barreau pendant de nombreuses années.

1981 – Robert Truchon

Robert Truchon est natif de la région du Saguenay et il a fait ses études primaires à Jonquière. Le Petit Séminaire de Chicoutimi lui a décerné un diplôme de bachelier ès arts. Il a poursuivi ses études à la Faculté de droit de l’Université Laval et il a été titulaire des prix Gagné, Turgeon et Bouffard décernés à l’étudiant ayant mérité les meilleures notes en droit civil, procédures civiles et droit commercial. Il a obtenu, en 1961, une licence en droit avec distinction. Il a été admis au Barreau de la province de Québec au mois de juin 1962. Me Robert Truchon est diplômé du London School of Economics, Angleterre, où il a poursuivi des études post-universitaires en droit commercial. Il a débuté dans la profession à Québec à l’automne de 1963 avec Me Yves Pratte qui devint plus tard président d’air Canada et juge à la Cour suprême du Canada. Me Truchon a plaidé à plusieurs reprises et avec succès devant les plus hautes instances judiciaires du Canada telles la Cour suprême et la Cour fédérale de même que régulièrement devant les Cour d’appel et Cour supérieure du Québec. Il est associé senior dans le cabinet Beauvais, Truchon & Associés, avocats, où il œuvre principalement en droit immobilier, droit de la construction, droit des assurances et en droit commercial. Me Truchon a siégé pendant plusieurs années à titre de membre du conseil du Barreau de Québec dont il est devenu le bâtonnier en 1981. Il a également été membre du comité administratif du Barreau du Québec de 1980 à 1982 inclusivement et il a présidé le comité qui a donné ouverture à la publicité par avocat de l’exercice de la profession. Membre de l’Association du Barreau canadien, il a siégé pendant plusieurs années comme membre de l’exécutif de la division du Québec de même qu’à titre de président ou membre de plusieurs comités de cette organisation. Il a été professeur à l’École de formation professionnelle du Barreau de Québec, membre du conseil d’administration de SOQUIJ et juge municipal à la ville de L’Ancienne-Lorette pendant plus de 15 ans. Il est membre du conseil d’administration de lndustrielle Alliance, Compagnie et Fiducie. Me Truchon est également actif au sein de divers organismes sociaux, culturels et caritatifs. Me Truchon pratique le golf, le ski alpin, la chasse et la pêche.

Me Truchon est décédé le 10 mars 2011.

1982 – André Gagnon

Né à Québec le 11 juin 1921 du mariage d’Onésime Gagnon, lui-même avocat et ancien bâtonnier de Québec, et de Cécile Desautels. Il fut inscrit au Barreau en juin 1943. Il fit son cours classique au Collège des Jésuites St-Charles Garnier à Québec et obtient de l’Université Laval les diplômes suivants : B.A. (1940), Bachelier en sciences sociales, politiques et économiques (1942) et licence en droit (1943) summa cum laude, médaille d’or du Gouverneur général. Il servit dans l’armée canadienne durant toute la guerre 39-45, d’abord dans la réserve (C.E.O.C. Université Laval, sous-lieutenant) puis comme volontaire en service actif dans l’artillerie royale canadienne, dans l’infanterie (Royal 22ième Régiment), lieutenant, puis comme aviseur légalau quartier général de la Défense Nationale. Dès son licenciement après la fin de la guerre contre le Japon, il s’embarque pour l’Angleterre où il étudie deux ans à l’Université d’Oxford le Common Law, le droit constitutionnel et le droit international, obtenant les diplômes de B.A. et M.A. (jurisprudence), second class honours. À son retour, il entre au service de l’étude Gagnon de Billy fondée par son père Onésime Gagnon et Maurice Dupré en 1913 où il pratique toujours. Il y devint rapidement un plaideur émérite, devant toutes les cours, de la Cour de magistrat à la Cour suprême du Canada, en passant par la Cour d’appel. Il fut nommé Conseil de la Reine en 1956. Membre actif de l’Association du Barreau canadien, il fut président de la section du Jeune Barreau en 1955, membre du conseil général de 1975 à 1983 et membre du Comité sur la magistrature de 1977 à 1980. Au Barreau de Québec, il a occupé à peu près tous les postes, secrétaire, membre du conseil et bâtonnier en 1982. Au Barreau du Québec, il fut membre du Conseil général, membre du Comité administratif et président des comités sur la réforme de la procédure en appel, sur les règles de pratique de la Cour suprême du Canada et sur les structures de la Cour d’appel. Il a reçu la médaille d’honneur du Barreau de Québec en 1986 et la médaille de 50 ans d’exercice en 1993. Il fut Lieutenant Colonel honoraire puis Colonel honoraire du Régiment de la Chaudière de 1989 à 1991. Il est depuis 1984 président du Comité d’application des droits des étudiants et des étudiantes de l’Université Laval. Il fut reçu membre de l’Ordre du Canada en 1997.

1983 – Serge Kronstrom

Né à Lévis le 20 septembre 1941, du mariage de Me Roger Kronström et de Fernande Shaienks. Il fut admis au Barreau en 1965. Il exerce sa profession en droit civil et en droit commercial au sein du cabinet Kronström Desjardins qui œuvre dans la région de Québec depuis 1936. Il a été impliqué dans des dossiers de toute nature et a plaidé devant les Tribunaux de toutes juridictions. Il a notamment représenté le Ministère des transports devant la Commission Quesnel chargée d’étudier les causes de la chute du pont de la Rivière Ste-Marguerite à Sept-Iles et le Gouvernement du Québec devant la Commission Krever chargée d’enquêter sur l’approvisionnement en sang au Canada. Il a été vice-président pour le Canada de l’Association internationale des jeunes avocats et, en sa qualité de représentant du Barreau, vice-président du Conseil interprofessionnel du Québec. Il est arbitre certifié et médiateur en matières civiles et commerciales.

1984 – Pierre Gauthier

Né à Saint-Joseph-de-Sorel le 16 juillet 1947 du mariage de Jean Gauthier et de Marcelle L’Heureux. Admis au Barreau du Québec le 1er février 1973, il exerce sa profession au sein de la Fonction publique du Gouvernement du Québec jusqu’en 1986, d’abord comme conseiller juridique auprès de la Direction générale des affaires civiles et pénales du Ministère de la Justice du Québec et ensuite à titre de directeur adjoint puis directeur de la Direction du juridique au Ministère des Transports. Très actif au sein de son barreau de section, il siège au conseil du Barreau de Québec de 1977 à 1986. Il agit à titre de trésorier de 1978 à 1983 et occupe ensuite les postes de premier conseiller, de bâtonnier de Québec et de bâtonnier sortant. Membre du Conseil général du Barreau du Québec de 1978 à 1986 et du Comité administratif du Barreau du Québec en 1978-1979 et de 1983 à 1985. Durant cette période, il participe également aux travaux de plusieurs comités du Barreau du Québec et fait partie de ceux qui, en 1978, ont travaillé à la création de la Fondation du Barreau du Québec. En juin 1986, il est nommé directeur général du Barreau du Québec, fonction qu’il exerce jusqu’en septembre 2004. Il se joint par la suite au cabinet Cain Lamarre Casgrain Wells à Montréal.

1985 – Pierre Gagnon

Né à Québec, le 23 décembre 1948, du mariage de Aimé Gagnon et de Fernande Verret. Il fut inscrit au Barreau du Québec le 14 janvier 1974. Il exerce la profession d’avocat en cabinet privé depuis 1974. Il a été associé de l’étude Lemieux, Routhier, Gagnon, Beaupré et, depuis 1994, est associé du cabinet Joli-Cœur, Lacasse. Il a été Président du Jeune barreau de Québec en 1980, a siégé au conseil du Barreau de Québec de 1980 à 1986. Il a été membre du Comité administratif et du Conseil Général du Barreau du Québec et siège de façon régulière sur plusieurs Comités du Barreau. Il a été professeur en déontologie, en droit civil ainsi qu’en procédure civile à l’école du Barreau. Depuis 1987, il est chef négociateur mandaté par le Barreau du Québec pour la négociation des tarifs d’aide juridique. Il est membre Gouverneur de la fondation du Barreau du Québec et préside le comité organisateur du Congrès du Barreau de 1999.

1986 – Claude C. Boulanger

Né à Saint-Pierre-de-Broughton le 4 novembre 1949, du mariage d’Émile Boulanger, commerçant, et de Thérèse L’Heureux, enseignante. Il fut admis au barreau en janvier 1974 et commença à pratiquer à Québec à l’emploi du Service juridique universitaire, clinique d’aide juridique en collaboration avec l’Université Laval de Québec. De 1976 jusqu’à sa nomination à titre de juge, il a travaillé au même bureau sous la raison sociale Cloutier, Turgeon et associés et a agi ponctuellement à titre de chargé de cours à la Faculté de droit de l’Université Laval et à l’École de formation professionnelle du Barreau du Québec. Président du Jeune barreau de Québec en 1984 et bâtonnier de Québec en 1986, il fut aussi membre de l’exécutif de l’Association du barreau canadien. Il a été membre de plusieurs comités au sein du barreau du Québec et a travaillé au projet collectif de la réforme du Code civil. Il a principalement œuvré en matière du droit de la famille et de la jeunesse et son travail au sein des divers comités a porté principalement sur ces questions. Il a aussi travaillé en matière d’adoption internationale et de la médiation familiale au Québec. Il a été désigné par le comité administratif du Barreau du Québec comme participant à une mission en Australie sur la médiation obligatoire. Il a participé à l’implantation de cours sur la formation des avocats médiateurs. Il a été nommé juge à la Cour du Québec en 1990. Depuis 1996, il est président de la Conférence des juges du Québec. De 1996 à 1999, il a été président de la Conférence des juges du Québec. Il a été coordonnateur adjoint à la Chambre de la jeunesse de 2000 à 2002 et coordonnateur des régions de Québec et Chaudière-Appalaches depuis jusqu’à ce jour. En décembre 2004, il a été désigné responsable des activités internationales de la Cour du Québec. Membre de l’Association canadienne des juges de Cours provinciales, il participe à plusieurs comités, entre autres celui de justice-famille.

1987 – Jean Brisset des Nos

Né à Québec le 11 février 1947, du mariage du major Yves Brisset des Nos et de Marguerite Bédard. Il est admis au Barreau le 2 juillet 1970 et il exerce sa profession à Québec depuis ce temps.Il a exercé tout d’abord dans une grande étude de Québec pour être, par la suite, nommé directeur des affaires juridiques du ministère de l’Énergie et des ressources. Après quelques années, il retourne en pratique privé, où il exerce depuis. Il est élu Bâtonnier de Québec en 1987 après avoir occupé le poste de conseiller de la fonction publique sur le conseil du Barreau de Québec. Après le bâtonnat, il est nommé président du Comité de vérification du Barreau du Québec et est nommé délégué du Québec au sein de la Fédération des professions juridiques du Canada dont il devint le président en 1991. Durant cette période, il est aussi membre d’un comité consultatif sur l’étude du droit minier et du droit des forêts au Canada, étude réalisée par l’Institut canadien du droit des ressources de l’université de Calgary.

1988 – Jean Pâquet

Né à Québec le 9 mars 1950 du mariage de René Pâquet, commerçant, et de Marie-Reine Cantin. Il fut admis au Barreau le 2 mars 1975. Il exerce la profession d’avocat en pratique privée depuis 1975 où il a acquis une expertise reconnue en droit immobilier et en modes de résolution de conflits à l’amiable. À ce titre, il agit comme arbitre et médiateur civil et commercial, en plus d’être un conférencier recherché dans ces domaines. Il fut président du Jeune Barreau de Québec en 1984 et bâtonnier de Québec en 1988. Il a été membre du Conseil général du Barreau du Québec pendant plus de 10 ans et membre du Comité administratif du Barreau du Québec pendant 5 ans (1987-1988-1990-1991-1992). Il a été membre ou président de nombreux comités tant au Barreau du Québec que de Québec et il préside depuis 1992 le Comité du Barreau du Québec sur le droit en regard des peuples autochtones. Il fut bâtonnier du Québec en 1991-1992 et récipiendaire de la Médaille du Barreau de Québec en 1997. Il est le président de la Corporation des Fêtes du 150e anniversaire du Barreau de Québec (1999).

1989 – Yves Bernatchez

Né à Québec le 27 janvier 1944, du mariage de Me Henri Bernatchez c.r., avocat, plus tard devenu juge à la Cour du Bien-être Social, et de Aline LaRue. Il fut admis au Barreau en 1973. Me Bernatchez a reçu son baccalauréat es arts de l’Université Laurentienne de Sudbury puis sa licence en droit à l’Université Laval. Il fait son stage professionnel dans le cabinet du Bâtonnier Sydney Lazarovitz c.r. et de son frère aîné Me Jules Bernatchez c.r. (Lazarovitz, Bernatchez, McNicoll) puis ouvre en 1973 son cabinet avec Me Carol Demers (Bernatchez Demers). Durant sa carrière, Me Bernatchez a, entre autres, occupé les postes de président de la Société des éleveurs de Chevaux Canadiens, président fondateur du journal régional Le Courrier de Portneuf, membre du Comité exécutif du Conseil des Productions Animales du Québec (MAPAC), président de la Corporation du Moulin de la Chevrotière de Deschambault, président du Front Commun de Conservation des Races du Patrimoine du Québec. En 1989, il devient bâtonnier de Québec. Durant son bâtonnat, il signe la convention de jumelage entre les barreaux de Québec et Versailles et préside l’ouverture des tribunaux de Versailles en 1989, (premier québécois à présider une ouverture de tribunaux en Europe). Il reçoit la médaille du Barreau de Cracovie, de Paris, des Conseil du Barreau de Québec et de Versailles. Il a été également membre du Conseil Général du Barreau du Québec (1986-1991), membre du Comité de Discipline du Barreau du Québec, de son comité des finances et responsable du Comité de référence du Barreau de Québec. Il exerce aujourd’hui en cabinet privé à Deschambault, en société avec son fils Me Henri Bernatchez sous la raison sociale Les avocats Bernatchez associés.

Me Bernatchez est décédé le 10 décembre 2010.

1990 - 1999

1990 – Jocelyne Olivier

Née à Shawinigan, le 30 avril 1947, du mariage de Nazaire Olivier et de Irène Lacroix. Elle a épousé Jacques Frenette en 1971 et par la suite a donné naissance à Olivier et Marie-Christine. Elle a fait ses études classiques chez les Ursulines de Québec, a obtenu son B.A. ès arts au Collège St-Charles Garnier en 1968 et sa licence en droit à l’Université Laval en 1971. Admise au Barreau en 1972, Me Olivier a d’abord exercé en pratique privée au sein du cabinet Philippon, Garneau, Tourigny et associés. Sa carrière professionnelle s’est poursuivie au sein de l’administration publique où elle a exercé diverses fonctions, notamment au Conseil du statut de la femme de 1985 à 1993 à titre de secrétaire générale et au ministère de la Justice, où elle a, entre autres, assumé les fonctions de Directrice des affaires juridiques au sein de divers ministères. En 1997, elle devient la première présidente de la Commission de l’équité salariale. À compter de 1984 elle entreprend une longue implication au sein du Barreau. Elle devient membre du Conseil du Barreau de Québec en 1987-1988, première conseillère en 1989-1990 et bâtonnière en 1990-1991. Elle s’est particulièrement préoccupée des questions relatives à l’accès à la justice, des services à la population et mettait en place en 1991, le Comité sur les avocates de la section de Québec. Elle est élue vice-présidente du Barreau du Québec en 1994 et bâtonnière en 1995, devenant alors la première avocate de la section de Québec à occuper ce poste. Outre sa participation au Conseil général et au Comité administratif pendant cinq ans, Me Olivier a collaboré aux travaux de nombreux comités. À la fin de son mandat de bâtonnière du Québec, elle poursuit son engagement et préside notamment le comité sur les femmes dans la profession. Mme la bâtonnière Olivier a de plus œuvré activement au sein de diverses organisations dont l’Association du Barreau canadien, division Québec dont elle a été membre du Conseil de 1991 à 1996. En 1991, elle préside le groupe de travail provincial sur l’égalité des sexes dans le cadre des travaux du comité présidé par l’Honorable Bertha Wilson. En 1992, elle devient membre du conseil d’administration de l’Association des diplômés de l’Université Laval et elle accède à la présidence en 1997, année qui marquait le 50e anniversaire. Femme et avocate engagée, elle recevait en 1993, le mérite du Barreau remis aux membres qui avaient participé aux travaux des comités portant sur la réforme du Code civil et en 1998 le Prix de la présidente de l’ABC – division Québec, pour son importante contribution à la promotion des femmes au sein de la profession.

1991 – Michel Caron

Né à Québec le 23 mars 1946, du mariage de Fernand Caron et de Angéla Faucher. Il a complété ses études classiques au Collège St-Charles Garnier, ses études universitaires à la Faculté de Droit de l’Université Laval et fut admis au Barreau le 2 juillet 1970. Au cours des années qui ont suivi, il a œuvré dans plusieurs secteurs du droit, pour ensuite se spécialiser en droit familial. Associé de la firme Grondin Poudrier Bernier, M. Caron a siégé et siège toujours sur divers comités du Barreau de Québec. En 1991et 1992, il a été bâtonnier de Québec et membre du comité administratif du Barreau du Québec. Au cours des années 1992 à 1996, il fut membre du Comité sur la nomination à la Magistrature fédérale pour le Québec. Depuis 1996, il siège au Conseil Québécois de la Magistrature. Impliqué tant socialement que professionnellement, il est membre du Conseil d’administration de la Caisse populaire Notre-Dame du Chemin et vice-président de la campagne Défi de l’Université Laval Section Droit depuis 1996. Il a été vice-président de la campagne de souscription de la Croix-Rouge Section Droit de 1996 à 1998. Il a été nommé juge à la Cour supérieure du Québec le 20 juin 2000.

1992 – Pierre Daignault

Né à Québec le 20 juin 1951, du mariage de Georges E. Daignault et Michèle Audet, il est admis au Barreau le 17 novembre 1978. Il fonde le cabinet Daignault et associés le 20 novembre 1978, dans le secteur de la Place Royale à Québec. Au milieu des années 80, il préside le conseil d’administration du Collège Saint-Charles Garnier, où il a fait ses études secondaires dans les années 60. Il fait de la médiation un des principaux thèmes de son bâtonnat. Il est le premier président des comités sur la médiation des Barreaux du Québec et de Québec, ainsi que le premier représentant du Barreau du Québec auprès du C.O.A.M.E.F. (Comité sur l’accréditation des médiateurs en matière familiale). En 1998 et 1999, il représente le Barreau du Québec au sein du Comité tripartite sur la médiation civile et commerciale à la Cour supérieure. Le réseau des bibliothèques de droit constitue aussi l’une de ses préoccupations majeures. Il est l’un des principaux artisans de l’entente de mars 1993 ayant donné naissance au Réseau unifié des bibliothèques de droit au Québec. En 1998, il représente le Barreau de Québec au sein du Comité aviseur chargé du développement du réseau et devient, en 1999, membre du Comité provisoire du nouveau fonds d’information juridique. Il est aussi président du Comité sur l’exercice illégal du Barreau de Québec de 1989 à 1991. Pendant son bâtonnat, il préside aussi le Comité sur les relations extérieures du Barreau de Québec. Il en redevient le président pour l’exercice 1998-1999. En 1999, il fonde, avec d’autres médiateurs et médiatrices d’expérience oeuvrant notamment en matières civile et commerciale, le premier cabinet-conseil en résolution de conflits à Québec, Consensus s.e.n.c. Professeur à l’école du Barreau à compter de 1988, il a l’occasion d’enseigner la plupart des aspects pratiques de l’exercice du droit, tels l’art de la négociation et de la représentation devant les Tribunaux. Conférencier recherché, il participe à plusieurs cours, colloques et séminaires, notamment dans le cadre de la réforme du Code civil, en 1993, où il couvre les domaines des obligations, de la responsabilité civile et des sûretés. Il est le père de deux filles, Pétronille née en 1972 et Cassandre née en 1975.

1993 – Pierre E. Audet

Né à Frampton, Beauce-Nord, le 29 juillet 1953. Le Bâtonnier Audet est admis au Barreau le 15 novembre 1977. Il est détenteur d’une maîtrise en droit, en histoire du droit et en administration judiciaire. Son mémoire est publié en 1980 sous le titre : Les officiers de justice, des origines de la colonie jusqu’à nos jours. En 1985, l’Institut d’histoire de l’Amérique française lui décerne à cet égard le « Prix Michel-Brunet » voulant ainsi « couronner le meilleur ouvrage traitant d’un sujet historique par un jeune auteur de moins de 35 ans ». Sa carrière professionnelle s’est déroulée essentiellement au sein de l’Administration publique québécoise, plus particulièrement au ministère de la Justice. À deux reprises, il est secrétaire et partant, responsable de la recherche et de la rédaction, de groupes de travail lesquels ont conduit à la publication de rapports, l’un portant sur les cours municipales et l’autre proposant différents jalons de l’accessibilité à la Justice. Parallèlement à sa carrière gouvernementale, il participe à de nombreux comités tant du Jeune Barreau que du Barreau de Québec. Il assume la présidence du Jeune Barreau de Québec en 1986-1987 et le bâtonnat du Barreau de Québec 1993-1994. C’est lors de son bâtonnat que le Barreau de Québec entreprend une restructuration de ses comités et crée le comité sur les fêtes du 150e anniversaire du Barreau. Il participe à divers comités du Barreau du Québec, notamment ceux sur les communautés culturelles et de la formation professionnelle. De 1992 à 1994, il est également membre du Conseil général et du Comité administratif du Barreau du Québec. En octobre 1994, il quitte le ministère de la Justice pour devenir le directeur de cabinet d’un ministre du gouvernement québécois dans ses diverses attributions ministérielles et ce, jusqu’en juillet 1999. Ainsi, il est successivement directeur de cabinet du ministre de la Sécurité publique, de la Métropole, de la Justice et responsable de l’application des lois professionnelles et à nouveau, en 1998, de la Sécurité publique. En août 1999, il effectue un retour au ministère de la Justice, à titre de conseiller spécial du sous-ministre associé aux Services de justice, avec comme principale responsabilité de formuler des propositions de réforme au regard du recouvrement des petites créances. En janvier 2000, il prend la responsabilité de la direction de la recherche et de la législation ministérielle du ministère québécois de la Justice. C’est au cours de cette période qu’il assume la coordination de l’équipe ministérielle de fonctionnaires appelée à proposer les règles devant gouverner l’union civile. À compter de juin de la même année jusqu’à la remise du rapport, en juillet 2001, il est membre du Comité de la révision de la procédure civile, le Comité Ferland, lequel est la pierre d’assise de la réforme du Code de procédure civile entrée en vigueur en janvier 2003. Le 20 février 2002, il est nommé juge à la Cour du Québec à Saint-Jérôme, district de Terrebonne. Il exerce principalement ses fonctions judiciaires dans les régions judiciaires de Laval, des Laurentides, de Lanaudière et de Labelle.

1994 – Micheline Leclerc

Née à Valleyfield le 31 mars 1952, du mariage de Paul Leclerc et de Gabrielle Fontaine. Admise au Barreau le 18 novembre 1983, elle a exercé en pratique privée au sein du cabinet Gagné, Letarte jusqu’au mois de septembre 1998. Elle s’implique au Conseil du Barreau de Québec en 1990 et au mois d’avril 1994, elle est élue Bâtonnière du Barreau de Québec, la troisième femme de son histoire et la première issue de la pratique privée. Depuis le mois de juin 1996, elle préside les Comités de discipline de l’Ordre des médecins vétérinaires, de l’Ordre des travailleurs sociaux, de l’ordre des denturologistes, de l’Ordre des inhalothérapeutes et de l’Ordre des administrateurs agréés. Au mois d’octobre 1998, elle a été nommée présidente suppléante des comités de disciplines et a présidé à ce jour le Comité de discipline de l’Ordre des comptables agréées, des notaires et du Barreau du Québec. Elle est impliquée depuis le mois de septembre 1998 dans les affaires de la YWCA de Québec ayant été nommée vice-présidente du conseil d’administration et présidente du comité organisateur des fêtes du 125ièmeanniversaire de la Y.

1995 – Suzanne Villeneuve

Née à Québec le 20 avril 1949, du mariage de Jean-Paul Villeneuve et Madeleine Beaulieu, elle fut admise au Barreau le 3 décembre 1984. Avocate en pratique privée de 1984 à 1999, elle pratiqua principalement en droit de la famille et en droit civil. Elle était associée dans le cabinet Villeneuve, Ouellet, Julien à Québec, lorsqu’elle fut nommée juge à la Cour du Québec le 31 mars 1999. Très impliquée dans les affaires du Barreau, Madame Villeneuve a été membre de nombreux comités importants dont le Comité sur la formation professionnelle. Membre fondatrice et première présidente de l’Association Québec-Versailles, elle a consacré beaucoup d’énergie au développement des relations entre les barreaux de Québec et de Versailles. Elle a été la première antenne du Barreau de Québec représentant ses consœurs au Comité provincial sur les femmes dans la profession, de 1991 à 1998. Préalablement à sa carrière de juriste, elle avait obtenu une maîtrise en littérature québécoise puis occupé un poste d’analyste et archiviste au gouvernement du Québec et à l’Université Laval.

1996 – Denis Jacques

Né à Sainte-Marie de Beauce, le 25 mai 1955, du mariage du docteur Maurice Jacques et de madame Denise Marcotte. Après des études à la faculté de droit de l’Université Laval (1977), il complète sa formation à l’École du Barreau de Québec et est admis au Barreau du Québec en novembre 1978. À partir de cette date, il exerce sa profession comme plaideur au sein de la société Grondin, Poudrier, Bernier de Québec et de Montréal et ce, principalement en droit du travail, en droit administratif et en droit professionnel. Il a enseigné pendant sept ans à l’École de formation professionnelle du Barreau du Québec, ainsi qu’à la faculté de droit de l’Université Laval comme professeur chargé de cours en droit du travail. Il s’est grandement impliqué au sein de son ordre professionnel, notamment au Barreau de Québec à titre de représentant de la pratique privée (1991-1992), trésorier (1992-1994), premier conseiller (1995-1996), bâtonnier (1996-1997), et représentant des anciens bâtonniers (1997-1998). Au Barreau du Québec, il fut membre du Conseil général pendant huit ans et du Comité administratif pendant cinq ans, ayant occupé le poste de vice-président (1998-1999) et le poste de bâtonnier du Québec (1999-2000). Son mandat fut orienté prioritairement sur l’accessibilité à la justice, notamment par la promotion de l’assurance juridique et par la vulgarisation juridique. Il a présenté la position du Barreau à plusieurs reprises en Commission Parlementaire à Québec et devant le Comité permanent de la Justice à Ottawa. Pendant sa carrière, il a siégé sur de nombreux comités du Barreau de Québec, du Barreau du Québec et de l’Association du Barreau Canadien. À compter de 1997, il est membre du Conseil de la division du Québec de l’Association du Barreau canadien et membre votant élu de son Conseil national. De plus, il agit d’abord à titre de membre et ensuite comme vice-président du Comité national sur la législation et la réforme du droit de l’ABC, et ce, jusqu’en 2004. Au nom de l’Association du Barreau canadien, il est intervenu à deux reprises devant la Cour suprême du Canada pour défendre l’étendue et l’importance du secret professionnel de l’avocat pour la saine administration de la justice. Il fut aussi vice-président de l’Union internationale des avocats (UIA) pour le Canada, organisme qui représente par le biais de ses associations plus de deux millions d’avocats, répartis dans plus de 110 pays à travers le monde et fut conférencier pour l’atelier principal du Congrès tenu à New Delhi en novembre 1999. Au fil des ans, il a été invité à prononcer plusieurs conférences et séminaires portant sur la plaidoirie, le droit du travail et le système de justice au Québec. Le 1er avril 2004, après plus de 25 années de pratique active comme avocat, il a été nommé juge à la Cour supérieure du Québec. Il est actuellement président du Conseil d’administration d’Éducaloi, organisme sans but lucratif voué à la vulgarisation juridique et à la démystification de l’appareil judiciaire dans notre système de justice; la mission d’Éducaloi est de contribuer à une meilleure accessibilité à la justice. En juin 2004, lors de son congrès annuel, le Barreau du Québec lui décerne le  » Mérite du Barreau du Québec « . En septembre 2005, le Barreau de Québec lui octroie la  » Médaille du Barreau de Québec « .

1997 – Vincent Gingras

Né à Trois-Rivières, le 8 juillet 1959, du mariage du Dr Jacques Gingras et de Sabine Turcotte, tous deux originaires de Québec. Admis au Barreau le 6 juillet 1987, Me Gingras est diplômé du Séminaire Saint-Joseph, du Collège Laflèche de Trois-Rivières ainsi que de la Faculté de droit de l’Université Laval. Issu de l’administration publique québécoise, il a entre autres travaillé au service juridique du Directeur général des élections ainsi qu’à celui du ministère des Affaires Municipales avant de joindre le module du droit municipal et de l’environnement du cabinet Pouliot, L’Écuyer. Ancien président du Jeune Barreau de Québec, Me Gingras a été membre du conseil du Barreau de Québec à partir de 1990 où il a occupé les postes de conseillers puis de secrétaire du conseil. Il a été élu bâtonnier par les membres du Barreau de Québec au terme d’une élection en 1997. À ce titre, il a siégé au Comité administratif du Barreau du Québec et fut membre du Comité des finances du Barreau du Québec en 1997-1998. Il a également été membre du Conseil général du Barreau du Québec de 1991 à 1998. Durant ces années d’engagement au Barreau, Me Gingras a été responsable des communications auprès des bâtonniers et des bâtonnières. De plus, il a été à l’origine de la modernisation de l’image corporative du Barreau de Québec et a été à l’artisan de la conception et de la réalisation du site Internet du Barreau de Québec. Il a aussi mené à terme le dossier de l’informatisation de l’administration du Barreau et a amorcé les démarches visant à informatiser la bibliothèque de droit. Enfin, Me Gingras a suscité les initiatives afin de rapprocher la section de Québec avec ses membres hors pratique privé. Me Gingras est père de deux filles, Florence (1992) et Adèle (1995).

1998 – Odette Lacroix

Née à St-Charles de Bellechasse le 18 mai 1951, du mariage de M. Bernard Lacroix et de Mme Béatrice Mercier. Elle a épousé M. Michel Tremblay. Admise au Barreau en 1983, elle exerce sa profession au sein de l’étude Aubut Chabot qui est maintenant connue sous le nom de Heenan Blaikie Aubut. Elle a été membre de nombreux comités du Barreau de Québec et a siégé au Conseil du Barreau de Québec de 1992 et y siégera jusqu’en l’an 2000. Elle a été Bâtonnière de Québec pour l’exercice 1998-1999, membre du Comité administratif et du Conseil général du Barreau du Québec et siège de façon régulière sur plusieurs comités du Barreau.

1999 – Kim Legault

Elle est née à Toronto le 26 novembre 1957, quelques mois après le décès de son père, Kenneth Tustin. Quelques années plus tard, sa mère, Ligia Chavez Del Valle épousait, à Montréal, celui qui est devenu son père adoptif, Claude Legault. Me Legault a fait ses études secondaires et collégiales au Collège Ste-Marcelline et au Collège Jean-de-Brébeuf puis ses études universitaires à la faculté de droit de l’Université Laval. Admise au Barreau le 14 novembre 1981, elle a d’abord exercé en pratique privée au sein du cabinet Amyot, Lesage et associés, devenu par la suite le cabinet Stein, Monast, Pratte et Marseille. Sa carrière professionnelle s’est ensuite poursuivie au sein de l’administration publique où elle exerce encore comme avocate de la Commission de la santé et de la sécurité du travail. Elle oeuvre dans les domaines reliés au droit de l’informatique et plaide également en droit administratif et civil. Elle a siégé au Conseil du Barreau du Québec de 1988 à 1990 à titre de membre du Conseil de la section de Québec où elle a occupé successivement les postes de première conseillère et présidence du Jeune Barreau de Québec. En 1990, elle a épousé Alain Michaud et par la suite, a donné naissance à Philippe (1992) et Ariane (1993). Avant de devenir bâtonnière de Québec, Me Legault a occupé, successivement, les postes de secrétaire et de première conseillère du Barreau de Québec.

2000 - 2009

2000 – Clément Samson

Né à Lévis, le 24 octobre 1959. Il fut admis au Barreau le 18 novembre 1983. Me Samson est détenteur d’une maîtrise spécialisée en droit public. Il a d’ailleurs suivi plusieurs cours dans ce domaine et le sujet de son essai relèvent du domaine du droit international : La conditionnalité des accords de confirmation du Fonds Monétaire International. Une partie de ce travail fut d’ailleurs publiée dans la revue Études internationales. Me Samson a exercé en pratique privée, d’abord au sein du cabinet Bherer Bernier Côté Ouellet où il y avait d’ailleurs commencé à titre d’étudiant en troisième année à l’Université Laval. En 1988, il devint membre de l’étude Joli-Cœur Lacasse Simard Normand St-Pierre qui est aujourd’hui devenue Joli-Cœur Lacasse Geoffrion Jetté St-Pierre. Sa carrière professionnelle fut celle d’un avocat plaideur qui l’a amené devant toutes les Cours et il s’intéressa à toutes les facettes du droit civil sans oublier quelques facettes du droit administratif, du droit municipal, du droit de régime des rentes. De 1990 à 1998, il fut conseiller municipal de la ville de Lévis et joua un rôle politique important dans la mise en place de cette ville qui découlait des fusions des villes de Lévis, Lauzon et St-David de l’Auberivière. Il est fortement impliqué dans le Mouvement Desjardins. Il y a œuvré de 1985 à nos jours, y a occupé de nombreux postes dont celui de président de la Caisse populaire Desjardins de Lévis, administrateur de la Fédération de Québec, administrateur de Investissement Desjardins et administrateur de la Fédération des Caisses populaires Desjardins du Québec et président d’un Conseil des Représentants au sein de la structure mise en place par le Mouvement Desjardins en juillet 2001.

Longuement impliqué sur des comités du Jeune Barreau et, par la suite, sur le comité de la rentrée du Barreau de Québec, Me Samson devint premier conseiller du Barreau de Québec en mai 1999 et devint bâtonnier en mai 2000. Pendant son mandat, avec la contribution des représentants du Barreau de Montréal, des Avocats de Province et du Barreau de Québec, Me Samson participa activement à l’unification des ressources d’information juridique au Québec par la création du Centre d’Information Juridique du Québec.

Me Samson a été nommé juge à la Cour supérieure le 16 décembre 2011.

2001 – André Reinhardt

Né à Montréal, le 29 septembre 1953 du mariage de Pierre-Émile Reinhardt et de Denyse Massé. Il fut admis au Barreau le 17 décembre 1979. au cours des années qui ont suivi, il a exercé sa profession au sein de l’étude Beauvais Truchon et Associés de 1979 à 1996, et ce, en droit immobilier avec Me Robert Truchon et en droit familial. En 1997 il fonde avec Me Raymond Bérubé le cabinet Reinhardt Bérubé Fortin avocats et depuis cette date il ne fait que de la médiation familiale. Il a toujours été impliqué au sein de son ordre professionnel, notamment au Barreau de Québec à titre de membre du Comité des services à la population (1980-1982), membre du Comité de l’inforoute (1999-2001), membre du Conseil d’administration du Barreau de Québec (1999-2003), bâtonnier de Québec (2001), membre du Comité administratif du Barreau du Québec (2001-2002), membre du Conseil d’administration du C.A.I.J. (2002), membre du Comité sur la médiation du Barreau du Québec (2002 à 2006), président du Comité sur le règlement non judiciaire des conflits et des litiges (2002-2005), membre du Comité exécutif de la section de droit de la famille de l’Association du Barreau Canadien pour la province de Québec (2005-2006), membre de l’Association des Familialistes de Québec. Il a et aura toujours eu à coeur l’intérêt des particuliers dans le règlement équitable de leurs différends en matière familiale.


2002 – Lise Malouin, Ad. E.

Lise Malouin (002)Née à Québec le 5 août 1951, du mariage de Raymond Malouin et de Georgette Dubé. Après ses études au Ruel Business College, et de ses formations en administration et en gestion de personnel, elle a occupé successivement des emplois de gérante d’un hôtel, d’adjointe administrative et de gestionnaire au sein d’une société nationale d’évaluateurs agréés et d’un cabinet de comptables agréés.

Conciliant travail-famille-études, elle a complété son baccalauréat en droit tout en donnant naissance à ses deux enfants, Maxime et Mélissa Deschênes, tout en travaillant à temps plein. Admise au Barreau en 1990, elle a poursuivi sa carrière au sein du contentieux civil du Centre communautaire juridique de Québec, au bureau Centre-Ville jusqu’au mois d’août 2016, et plaidé devant les différents tribunaux civils et administratifs.

Élue bâtonnière de Québec en 2002, elle a été membre du Conseil du Barreau de Québec de 1996 à 2004, du conseil d’administration provisoire du Centre d’accès à l’information juridique (2001), ainsi que membre du Comité administratif (2001-2003) et du Conseil général du Barreau du Québec (1999-2003). Elle a été membre et présidente de nombreux comités du Barreau de Québec, et, au niveau du Barreau du Québec : membre du Conseil de discipline, du Comité consultatif du Fonds d’études juridiques, du Comité des finances, du Comité des requêtes, du Comité consultatif pour les nominations des membres du conseil d’administration du Fonds d’assurance responsabilité professionnelle, du Comité des résolutions, du Comité santé mentale et justice, du Comité sur la procédure civile, ainsi que membre du Comité en droit de la famille de l’Association du Barreau canadien, division Québec.

Au cours de son mandat de bâtonnière, elle a initié le projet « Greffe civil en ligne » dans le but de permettre une meilleure accessibilité et une diminution des coûts le comité ad hoc sur la Cour supérieure en matière pénale et criminelle, le comité sur les expertises psychosociales, le comité sur l’intégration sociale et droit. Elle a développé plusieurs activités, avec la collaboration des présidents et présidentes de différents comités, visant à promouvoir l’image et le travail des avocats et avocates du Barreau de Québec, ainsi que l’activité « une journée dans la vie d’un professionnel du droit » (jumelage d’étudiants avec intervenants du système de justice, juges, greffiers et autres) afin d’assurer la relève. Enfin, elle a initié, en collaboration avec les représentants du ministère de la Justice,  deux salons des témoins au Palais de justice de Québec, afin d’assurer une plus grande convivialité aux témoins en attente.

Elle a initié des démarches auprès de l’Honorable juge en chef Pierre A. Michaud, afin de faire modifier les règles de pratique de la Cour d’Appel pour que dans les causes familiales, les parties puissent procéder par voie accélérée, sans mémoires écrits, volumineux et coûteux qui freinaient l’exercice des droits des moins nantis.

Parallèlement à sa carrière d’avocate, elle a été présidente et membre de plusieurs conseils d’administration, et a été très impliquée auprès de nombreuses organisations sociales. Elle a prononcé de nombreuses conférences auprès de divers organismes de la région de Québec.

Récipiendaire du prix « Femme de mérite, catégorie affaires et profession » de la YWCA (2005) ;

Désignée membre honoraire du Service d’accueil aux réfugiés de Québec (2006) ; Sélectionnée par un comité d’historiennes, elle a été honorée en 2008, dans le cadre de l’activité du 400e de la Ville de Québec « Hommage aux femmes sur la ligne du temps à Québec…400 ans, 400 femmes »; Récipiendaire du Mérite Christine Tourigny du Barreau du Québec (2008); Récipiendaire du Prix Robert Sauvé, volet réseau, de la Commission des services juridiques (2009); Récipiendaire du Prix Justitia de la Faculté de droit de l’Université Laval (2014).



2003 – J. Michel Doyon, c.r.

michel doyonNé à Québec, le 20 avril 1943, du mariage de Josaphat Doyon et de Cécile Gingras, il fait ses études classiques et universitaires en Ontario et au Québec. Il est détenteur d’un baccalauréat es arts (B.A.) de l’Université Laurentienne de Sudbury, d’une licence en droit (LL.L) et d’un doctorat en histoire (Ph.D.) de l’Université Laval de Québec. Diplômé de l’École Normale Supérieure, il a également terminé des études doctorales en philosophie à l’Université Laval.

Avant d’entreprendre la pratique du droit, il a enseigné l’histoire au CEGEP de Sainte-Foy de même qu’à l’Université Laurentienne de Sudbury. Admis au Barreau du Québec en 1972, il a débuté sa pratique au sein du cabinet L’Heureux, Philippon, Garneau pour se joindre par la suite, en 1984, au cabinet Gagné, Letarte, où il exerce toujours sa profession d’avocat.

Il a également enseigné pendant plusieurs années à l’École de formation professionnelle du Barreau du Québec ainsi faculté de droit de l’Université Laval comme professeur chargé de cours en informatique et droit. Il a activement participé à l’organisation du XIVe Congrès de l’Association Internationale des Jeunes Avocats (A.I.J.A.) et du XXXIIe Congrès de l’Union Internationale des Avocats (U.I.A.) tenus respectivement en 1976 et 1987. Vice-président et membre du conseil d’administration de la Corporation des fêtes du 150e anniversaire du Barreau de Québec, il a réalisé, sur les ondes de Radio-Canada, une série de 13 émissions de 30 minutes portant sur l’histoire du droit au Québec.

Impliqué dans de nombreuses organisations sociales, il a notamment agi à titre de président de la Fondation François-Charon, de l’Association des Gens de l’Air du Québec et de la Société historique de Québec tout en siégeant pendant plusieurs années au sein de la Fondation Anti-déprime, du Centre d’enseignement et de recherches en informatique Clément Lockwell et de l’Orchestre symphonique de Québec.

Membre du conseil d’administration de la Société Radio-Canada de 1988 à 1998, il a été, à ce titre, président et membre du Conseil de fiducie de la Caisse de retraite des employés de Radio-Canada, membre du Comité exécutif, président et membre du Comité de vérification, membre du Comité de programmation de langue anglaise et de langue française de même que membre du Comité des finances.

Il a été nommé Conseiller de la Reine en 1991 de même que Colonel (H) de la 3e Escadre en 1999. Il est Fellow de la Société Napoléonienne Internationale, membre du Conseil de la vie française en Amérique et de l’Ordre de l’Hôpital de St-Jean de Jérusalem.

2004 – Luc Chamberland

AKL_03-396_Chan_10(2X3)Né à Québec le 12 mars 1958, Me Chamberland a été admis au Barreau en 1981. Il a exercé sa profession au sein du gouvernement du Québec auprès de différents ministères et organismes. En 1989, il se joint à la Direction du contentieux du ministère de la Justice (bureau des plaideurs). Durant toute sa carrière, il a plaidé régulièrement devant les tribunaux judiciaires comme les tribunaux administratifs. Il a également accompli des mandats dans des dossiers d’importance qui lui ont permis de développer une expertise particulière en droit administratif, droit constitutionnel et en droit du travail. Il a prononcé plus d’une trentaine de conférences et rédigé plusieurs articles, tant en droit substantif qu’en matière de techniques de plaidoirie. Il est l’auteur d’un ouvrage intitulé  » Manuel de plaidoirie : techniques et stratégies d’un procès civil  » publié en 2000 aux Éditions Yvon Blais. Depuis 1999, il enseigne les techniques de plaidoirie à l’École du Barreau, à la Faculté de droit de l’Université Laval (2004 – ) et agit comme animateur au Séminaire sur les techniques de plaidoirie (2001 – ). Me Chamberland a été impliqué dans de nombreux comités au Barreau de Québec et du Québec. Notamment, il a été membre du Conseil du Barreau de Québec (2000-2006), du Conseil général du Barreau du Québec (2002-2005), du Comité administratif (2003-2005), membre puis président du Comité sur la Cour d’appel de Québec (2000 – ), président du Comité des avocates et avocats de l’Administration publique et parapublique du Barreau du Québec (2003 – ). En novembre 2004, il a été nommé directeur de la Direction du contentieux à Québec. Il y dirige une équipe d’une quarantaine d’employés composée de 25 avocat(e)s plaidant devant les tribunaux.

2005 – Jacques-G. Bouchard

jacquesbouchardNé à Chicoutimi le 20 juillet 1961, Me Bouchard a ensuite emménagé et étudié à Québec jusqu’à l’obtention de son baccalauréat en droit de l’Université Laval en 1984.

Durant sa formation à l’École du Barreau, il travaille au sein du cabinet Vézina, Pouliot et associés, puis effectuera son stage au contentieux de la Ville de Charlesbourg, où il agira ensuite pendant quelques années comme procureur en matière pénale et criminelle, et également en droit du travail et administratif.

En 1987, en compagnie de son frère Éric, il fondra l’étude légale Bouchard & Bouchard (aujourd’hui Bouchard, Pagé, Tremblay, s.e.n.c.). Avocat plaideur, sa pratique professionnelle est principalement axée sur les litiges civils et commerciaux, ainsi qu’en droit des successions, en droit municipal et en droit du travail.

Parallèlement à sa carrière d’avocat en pratique privée, Me Bouchard s’est toujours impliqué tant dans sa communauté qu’au sein de son ordre professionnel.

Ainsi, de 1994 à 2003, il sera élu comme commissaire scolaire et comme vice-président de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries où il siégera également sur de nombreux comités. Quant au Barreau, depuis 2000 il agit comme inspecteur au sein du Service d’inspection professionnelle. Il a été élu bâtonnier de Québec pour l’exercice 2005 – 2006 et siège encore à ce jour sur divers comités.

Enfin, depuis mai 2006, il siège au conseil d’administration du Centre d’accès à l’information juridique (CAIJ).

Me Bouchard a été nommé juge à la Cour supérieure du Québec le 1er novembre 2012.

2006 – Jean-Louis Lemay

CNT_06-116_013reNé à Québec, il a fait ses études au Petit Séminaire de Québec et à l’université d’Ottawa. Admis au Barreau du Québec en 1994, Me Lemay exerce le droit criminel et pénal au sein du cabinet Grenier, Linteau, Petit. D’abord impliqué au conseil d’administration du Jeune Barreau de Québec, il occupe différents postes jusqu’à en être le président en 2003. Siégeant parallèlement sur le Conseil du Barreau de Québec, il devient bâtonnier de la section de Québec en 2006. Depuis 2008, il préside le comité de la pratique privée du Barreau du Québec. Il est également membre du comité en droit criminel du Barreau du Québec depuis plusieurs années et auteur d’articles en droit criminel. Il a présidé l’historique Congrès du Barreau du Québec 2008 qui avait lieu à Québec à l’occasion des Fêtes du 400e. Il pratique toujours le droit criminel et pénal mais maintenant au sein de son propre cabinet, Corriveau, Lemay, Gauthier.

Me Lemay a été nommé juge à la Cour du Québec le 25 mars 2010.

2007 – Claudia P. Prémont

Photo bâtonnière(KEDL)Admise à l’Ordre professionnel en 1990, Me Prémont a toujours été très impliquée dans les affaires du Barreau. Elle a été membre du Conseil du Barreau de Québec pendant huit (8) ans. Elle a publié de nombreux textes reliés au droit de la famille. Elle est conférencière dans les activités de formation du Barreau et auprès de divers organismes et associations de la région de Québec. Elle est membre du Comité des femmes dans la profession du Barreau du Québec. Elle est aussi membre de l’Association des avocats et avocates en droit familial du Québec et de l’Association des familialistes de Québec. Me Prémont a été élue bâtonnière de Québec pour l’exercice 2007-2008.

2008 – Chantal Gosselin

Photo Chantal Gosselin (couleur)Diplômée en droit de l’Université Laval en 1987, Me Chantal Gosselin a été admise au Barreau du Québec en 1988. Elle s’est jointe au cabinet Joli-Cœur Lacasse Geoffrion Jetté St-Pierre à la fin de ses études et est devenue associée en 2002. Médiatrice accréditée depuis 1998, elle oriente sa pratique en litige civil et en droit de la personne, de la famille et des successions, étant fréquemment appelée à intervenir devant les tribunaux. Très impliquée socialement, Me Gosselin a toujours été une bénévole active au sein de plusieurs conseils d’administration et a notamment été présidente de la Chambre de commerce Beauport-Côte de Beaupré. Très impliquée également au sein de différents comités du Barreau, elle est membre du Conseil du Barreau de Québec depuis 2001 et élue bâtonnière pour l’exercice 2008-2009.

2009 – Lise Bergeron

Photo Lise Bergeron - couleurDiplômée en droit de l’Université Laval en 1986, Me Lise Bergeron a été admise au Barreau du Québec en 1987. Associée du bureau Stein Monast s.e.n.c.r.l., elle pratique en droit immobilier et en fiscalité municipale, plus particulièrement en évaluation foncière et expropriation. Elle œuvre également en droit des affaires, acquisitions et réorganisation d’entreprise.

Très impliquée socialement, Me Bergeron est notamment membre de la Société du centre des congrès de Québec, du conseil d’administration de l’Institut de développement urbain du Québec.

Me Bergeron a été élue bâtonnière pour l’exercice 2009-2010 et a été nommée juge à la Cour supérieure le 5 octobre 2012

2010 - 2019

2010 – Lu Chan Khuong

Photo - bâtonnièreDétentrice d’un baccalauréat et d’une maîtrise (MBA) en administration des affaires de l’Université Laval, Me Lu Chan Khuong est inscrite au Tableau de l’Ordre depuis 1998.

Associée au sein de l’étude BELLEMARE, avocats, elle pratique essentiellement en droit administratif. Elle représente les accidentés du travail et de la route ainsi que les victimes d’actes criminels devant les tribunaux administratifs et les tribunaux civils.

Me Khuong a été élue bâtonnière pour l’exercice 2010-2011.

2011 – Guy Leblanc

Photo Me Leblanc (version couleur)Détenteur d’un baccalauréat en droit de l’Université Laval, Me Guy Leblanc est inscrit à l’Ordre depuis 1982. Associé au sein de l’étude Carter Gourdeau avocats S.E.N.C., il pratique essentiellement en responsabilité civile, droit des assurances et litiges.

Me Leblanc agit également à titre de président du conseil d’administration des Œuvres de la Maison Dauphine, organisme au sein duquel il est impliqué depuis plusieurs années.

Me Leblanc a été élu bâtonnier pour l’exercice 2011-2012.

2012 – Rénald Beaudry

Détenteur d’un baccalauréat en droit de l’Université Laval, Me Rénald Beaudry est inscrit au Tableau de l’Ordre depuis 1982.

Il administre son propre cabinet où il pratique essentiellement en droit criminel et pénal.

Me Beaudry est professeur à l’École du Barreau, centre de Québec depuis 1998 et président du Comité plénier de la pratique privée du Barreau du Québec depuis 2010.

Me Beaudry a été élu bâtonnier pour l’exercice 2012-2013.

 2013 – Nathalie Vaillant

Nathalie Vaillant - bâtonnièreDétentrice d’un baccalauréat en droit de l’Université d’Ottawa, Me Nathalie Vaillant est inscrite au Tableau de l’Ordre depuis 1984.

Associée au sein de l’étude Joli-Cœur Lacasse, elle pratique principalement en litige administratif, droit de l’environnement et droit disciplinaire.

Me Vaillant enseigne le droit administratif à l’École du Barreau de Québec, elle a été présidente d’une Commission scolaire et membre du conseil d’administration de la Fondation Rêves d’enfants pendant plusieurs années.

Me Vaillant a été élue bâtonnière pour l’exercice 2013-2014.

2014 – Hélène Carrier

helene_carrier_2[1]Détentrice d’un baccalauréat en droit de l’Université Laval, Me Hélène Carrier est membre du Barreau depuis 1989.

Associée au sein du cabinet Cain Lamarre Casgrain Wells. Elle exerce principalement en droit de la famille et des personnes et elle est médiatrice accréditée.

Me Carrier a enseigné le droit des personnes, le droit familial et les techniques d’entrevues à l’École du Barreau de Québec, elle a fait partie de plusieurs conseils d’administration, dont Centraide Québec et le Patro de Charlesbourg inc.

Me Carrier a été élue bâtonnière pour l’exercice 2013-2014.

2015 – Catherine Claveau

Catherine Claveau À venir

        
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